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Short Stories

Créateur : estel6317 
Date de création : 25.09.2008 à 08h42

Message du créateur :
Librement inspiré du quartier Dawson ... lisez le 1er paragraphe merci !!!

Cet épisode compte 310 paragraphes

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Bonjour à tous !

Nous ouvrons ici un lieu pour pouvoir poster vos histoires courtes, indépendantes, qui tiennent en un paragraphe (2 pages Word Maximum, Police Times New Roman, taille 12).

Attention, comme pour les fics collectives, pas de correction! Vous êtes responsables de la qualité de vos écrits mais nous n'hésiterons pas à supprimer toute histoire qui contiendrait trop de fautes. 

La publication est libre. Pas besoin de s'inscrire sur VMhypnofic@hotmail.fr comme pour les fics.

Vous écrivez, vous corrigez, vous postez !

J'attire votre attention sur le mot courtes : pas question de contourner ici la liste d'attente pour les fics. J'y veillerai ^^.

Si le paragraphe est trop long, il sera supprimé et inscrit dans les fics à venir . 

Merci à Lili et au quartier Dawson pour nous avoir suggéré l'idée.

Merci à Maia qui a servi d'étalon

A vos plumes!


babou31  (25.09.2008 à 10:08)

Me voilà lancée dans la valse des OS. Merci Babou pour cette initiative, c'est un plaisir d'inaugurer cette partie.

J'espère que vous apprécierez.

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Presque 10 mois par Maialen

« Aujourd’hui cela fait presque 10 mois que j’ai appris que tu étais partie. Tu es partie si brutalement que je n’ai pas voulu y croire. A ta demande, j’étais loin à cette époque et je ne suis pas revenu. Je ne pouvais pas revenir. Ils m’ont dit que cela ne servait à rien et je les ai écouté. Je les ai écouté me donner toutes les raisons de ne pas rentrer, mais aucune de ces raisons ne pouvait justifier ton départ précipité. Et pour cause, ils n’en savaient presque rien… Ils savaient la cause de ton départ mais il y avait quelque chose de plus mystérieux autour. Ce mystère, ils s’en sont tant servis pour se justifier…

Aujourd’hui cela fait presque 10 mois. Et ils ne m’ont toujours pas laissé te dire au revoir… Une dernière fois, te dire au revoir… Cela m’aurait permis d’accepter ton départ, pas de le comprendre, mais de mieux le supporter. Depuis ce soir-là, je reste seul face à ce mystère. J’ai l’impression qu’ils ont menti. Pas dès le début mais ensuite… Lorsqu’ils ont vu que le mystère n’était pas ce qu’ils pensaient, ils ne nous ont pas tout dis. Ils avaient promis qu’ils me laisseraient te dire au revoir et connaître les raisons de ton départ. Cela fait 4 mois que cette promesse aurait dû être réalisée…

Aujourd’hui cela fait presque 10 mois. Il ne m'a toujours rien dit. Quand je lui en parle, il ne sait pas. Je crois qu'il me reproche une part de ce qui t'es arrivé. Il a vécu beaucoup plus de temps avec toi que moi, il a partagé des choses plus fortes. Il est vrai que ces derniers temps vous vous entendiez moins bien mais ce n’est pas une raison pour oublier le passé, pour priver ceux qui veulent savoir. Je lui en veux de vouloir rester seul dans la douleur, je lui en veux de me priver de la vérité, je lui en veux de ne pas avoir remué ciel et terre pour avoir le fin mot de l'histoire. Depuis ton départ, je n’ai plus de nouvelles… Il n’a jamais été démonstratif envers moi mais avant je pensais qu'il savait que tu faisais partie intégrante de moi…

Aujourd’hui cela fait presque 10 mois et je ne t’ai toujours pas oubliée, je ne le pourrais jamais. On s’est presque toujours bien entendu, on s’est presque toujours disputé... Tu avais de très gros défauts et j’en ai aussi… Malgré tout, je n’oublie pas ce qui nous liait et qui nous liera toujours. Tu me manques tant… Je t’aime et je ne t’en veux pas. C’est à eux que j’en veux, c’est eux que je déteste.

Aujourd’hui cela fait presque 10 mois et ils ne nous ont pas laissé te faire des funérailles convenables. Ils ont prétexté qu’ils devaient faire une enquête. Ils ont dis que cette affaire était différente des autres. Ils ont tous les droits, alors on les a laissé faire. Ils ont fait leur enquête et ne nous en ont plus jamais parlé. On n’a jamais su ce qu’ils trouvaient d’anormal. Moi, je trouve anormal qu’on ôte le droit à une famille, à des amis de faire le deuil d’une personne.

Aujourd’hui cela fait presque 10 mois que tu es décédée Veronica. Tu m'avais demandé de sortir de ta vie et peu après tu nous as été enlevée. Le FBI m'a dit que ça ne servait à rien de rentrer car il devait y avoir une enquête. On a laissé la justice faire son travail, on leur a fait confiance. Keith était chargé de garder contact avec eux pour savoir. Pour savoir ce qu’il s’était passé, pour savoir quand nous pourrions nous occuper de tes funérailles.

Aujourd’hui, on sait… Cela me fait mal de savoir ce qu’ils t’ont fait et de ne pas avoir pu te dire une dernière fois au revoir. Mais je voudrais te dire que malgré tout ce qu’il a pu se passer entre nous, je ne t’en veux plus et je te pardonne ta jalousie, ta possessivité et ta manie de te mettre en danger. Je m'excuse pour tout ce que je t'ai fait endurer. Je t’aime Veronica et j’espère que tu es bien là où tu es. J’espère que tu as retrouvé tous ceux qu’on aime et qui sont eux aussi partis trop tôt. Dis leur que jamais je ne vous oublierais et qu’un jour on se retrouvera.

Aujourd’hui cela fait presque 10 mois que tu es décédée Veronica et nous avons enfin eu le droit de savoir. Nous avons enfin eu le droit de te dire au revoir. Nous voudrions simplement te dire merci. Merci d'avoir partagé notre vie. Merci de nous avoir soutenu. Merci d'avoir éclairé nos chemins. Merci d'avoir contribué à effacer les différences existant dans ce monde. Tu as été tout ce que nous avions de plus précieux dans ce monde et nous espérons que tu seras enfin en paix là haut.

Aujourd'hui cela fait presque 10 mois et nous te laissons t'élever dans le ciel parmi les anges.

A Veronica, fille, amie et amour de notre vie. Repose en paix. »

Logan laissa les larmes couler à peine eut-il terminé ce funèbre discours.

Le cercueil blanc descendait doucement dans la fosse, enterrant ainsi une partie de leur coeur et de leur âme à tous.

Lorsque la terre eût fini de recouvrir la dernière demeure de Veronica, Logan, Keith, Mac, Wallace et Weevil se laissèrent tomber à genou autour d'elle et déversèrent toute leur peine.

Elle était partie à jamais, assassinée par la plus grosse organisation mafieuse mondiale pour avoir simplement interrogé l'un des leurs dans le cadre d'une enquête fédérale.

Une mort idiote et inutile comme toutes les autres.

Une mort qui les marquera tous à jamais.


Maialen  (25.09.2008 à 10:23)

Voilà je me lance... Merci babou pour ce petit épisode qui va devenir un beau reccueil de merveilles...

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Veronica Mars :                  « Comment te dire... »


Veronica,

Voilà, les semaines ont passé, et crois - moi, je ne me sens pas fier. D'ailleurs, à en croire mon état actuel, cela relève du mérite. Dans un certain sens.
J'ai mal agi... C'est certain. Pourtant il faut que tu saches. Je ne peux pas simplement te promettre de ne plus jamais interférer dans ta vie. Je ne veux pas fermer cette porte qu'un jour tu as ouverte, à l'entrée du Camelot. Et quelle journée ! J'aimerais avoir la force de te regarder en face, et d'admettre toutes ces choses , mais non. Tu as peut -être raison, au fond, je ne sais pas ce que c'est que de communiquer. Mais tout ce que je voulais, c'était te protéger.

V., voilà des semaines que je tente de t'appeler en vain... Chaque fois que j'arrive à la dernière touche à taper sur mon téléphone, je laisse tomber. La bouteille me paraît plus attrayante... Moins repoussante.
Tu sais, tu n'es pas facile a suivre, tu ne l'as jamais été. J'ai eu du mal, parfois. Mais je crois que c'est ce qui nous rendais plus fort...
Tant que je serai ici, à me demander si un jour tu reviendras, je ne pourrai pas m'en remettre : il me faut ta version. Il me manque une partie de l'histoire. Va-t-il un jour se rouvrir, ou ce livre est -il à jamais scellé ?

V Je t'aime.
Tu le sais. Je n'en ai jamais douté, dès l'instant où tes lèvres ont touché les miennes, j'ai senti ce frémissement, un frémissement encore inconnu à cette époque. Que même Lilly ne m'avait pas fait ressentir. Bien sûr, j'aimais Lilly... Mais je ne l'aimais pas comme je t'aime, V.
Il me faut tes mots, alors j'espère qu'après m'avoir lu, tu me délivreras. Que tu me diras ces mots que je ne peux dire à ta place. Je sais que, quelque part, ces sentiments n'ont pas disparu... Mais...

Logan leva les yeux et soupira. Il arracha la page du bloc et la jeta au travers de la pièce. Elle rejoignit une vingtaine d'autres compagnes qui jonchaient le sol.
Il observa un instant la bouteille posé sur la table basse à ses côtés, et l'attrapa sèchement. Doucement, le breuvage alcoolisé envahit sa bouche et glissa en lui. Il reposa la bouteille, et ferma les yeux.

Logan voix off: Est - il possible de tant souffrir?

La porte de la suite s'ouvrit, laissant place à Dick en grande forme.

DICK - Hey Dude! T'as décidé de modifier la déco?

Logan tourna les yeux vers lui. Un regard suppliant que même Dick comprit. Il s'avança vers son ami, et s'assit à ses côtés.

DICK - Elle fait si mal que ça?

LOGAN - Bien plus que tu ne le crois...

Dick posa sa main sur l'arrière de la tête de Logan, comme consolation. Logan sentit quelques larmes chaudes couler sur ses joues. Ignorant sa fierté, Logan lâcha prise.


Marion  (25.09.2008 à 10:38)

1ère Partie - The After Break Up Part

Cafeteria de Hearst - Neptune

Veronica se retourna et scruta la salle du regard. Elle se figea. Au centre de la cafétéria, Logan et Parker discutaient et riaient ensemble. Son cœur se serra. Elle ferma les yeux en vain. Toujours cette douleur à la poitrine qui l'envahissait.

Veronica voix off : Et voilà... Tu vois Mars. Regarde bien. Voilà ce que tu n'auras jamais.

Elle jeta un œil sur son plateau et les secondes semblaient durer une éternité. Sa gorge se noua, son cœur frappait fort contre sa poitrine.

Veronica voix off : Ce n'est pas le moment de craquer V.

Son regard glissa sur Logan. Il avait ce sourire si doux, il avait l'air paisible et heureux. C'est comme si quelque chose venait de s'effondrer en elle. Elle se sentit soudain seule. Wallace se posta à ses côtés et suivit son regard. Il lui donna un petit coup dans l'épaule et l'entraîna avec lui.

Veronica voix off : Merci, je crois que je serais resté plantée là pour l'éternité.


2ème Partie - The Asking Out Part

Couloir de Hearst - Neptune

Veronica resta sans voix, comme percutée. Elle resta plantée là sans un mot face à lui. Logan la regardait, cherchant dans ses yeux une quelconque réponse. C'est comme si le temps avait fini par s'arrêter, que son sang cognait contre ses tempes et que seule sa voix résonnait dans sa tête. Il se tenait là devant elle, un petit sourire sur le visage, tremblant et inquiet quant à sa réaction. Elle était perdue, elle cherchait une échappatoire mais n'en trouvait aucune. Elle restait là face à Logan ne sachant quoi lui répondre. Son cœur se brisa lorsqu'elle finit par lui répondre. C'est comme si elle n'était pas réellement dans son corps, comme si elle se regardait dire ces choses.

Il la remercia et s'éloigna doucement. Juste assez pour la frôler et la faire frissonner. Juste assez pour que son odeur envahisse l'air. Juste assez pour se souvenir.

Veronica voix off : Et il partit, brisant mon cœur... Non ça c'est dans les livres ma belle. Soyons amis c'est plus soft ! Mauvaise journée V.

Il ferma les yeux en s'éloignant évitant au passage les effluves sucré de son parfum. Son cœur se serra, il ne se retourna pas.

Logan voix off : J'espérais qu'elle dise non. Secrètement, comme un enfant, j'aurais aimé... Vraiment.


3ième Partie - The Birthday Party

Cafeteria de Hearst - Neptune

Veronica voix off: Et il m'a offert un café.

Elle le regardait longuement, sans vraiment comprendre le sens de ses mots. Elle espérait pouvoir échapper à une réponse, mais rien ne vint, que ses yeux verts bruns envoûtants qui la dévoraient du regard. Un petit sourire dessiné sur son visage, un petit sourire trop bien connu pour Veronica. Un sourire trop douloureux. Elle baissa les yeux. Les mots sortirent de sa bouche avant qu'elle ne puisse réfléchir vraiment. Elle devait dire oui.

Veronica voix off : Comment justifié mon accord si je me défile devant une fête d'anniversaire. Une fête d'anniversaire. Deviendrait-il soudainement celui que j'ai voulu qu'il soit ?

Il lui lança un dernier regard qui la bouleversa. Elle resta seule un instant, savourant ce qui lui restait de Logan.

Suite de Logan - Anniversaire de Parker - Neptune Gran Hôtel

Ses yeux se tournèrent vers elle. Elle était venue finalement. Il s'était dis que peut-être elle ne viendrait pas. Ce serait peut-être plus facile, pour lui. Il la regarda. Elle portait une robe noire, ses cheveux ouverts et ses yeux brillaient dans les spots de l'appartement. Logan eut un flash, comme pour la première fois qu'elle venait dans son appartement. Dieu qu'elle était belle. Elle avait ce sourire gêné, qui ne voulait dire qu'une chose : Je donnerais tout pour être partout, sauf ici. Il ferma les yeux, tentant d'oublier. Lorsqu'il les rouvrit elle avait disparu. Il but une gorgée de bière et secoua la tête.

Comment ne pas se sentir rejetée. Un gâteau, un énorme gâteau rien que pour Parker. Veronica ne pouvait détourner ses yeux de la pièce que Logan avait fait faire pour son anniversaire. Une photo de Parker et lui, tendrement enlacés.

Veronica voix off : Quand ont-ils trouvé le temps de prendre une photo ensemble. Ça fait quoi, trois minutes qu'ils sont ensemble ?

Elle secoua la tête. La colère la gagnait. La soirée promettait d'être haute en couleur. Parker lui sourit. Elle tenta de faire du mieux qu'elle pût.

Veronica voix off : Ne me demande pas comment je vais...

Elle baissa les yeux lorsque Parker la remercia. Elle se sentit mal à l'aise et sentit son visage se crisper en une grimace habituelle. Elle attrapa la part de gâteau et s'enfuit aussi vite qu'elle pût. Ses mains tremblaient, elle respira un instant en fermant les yeux. Puis les rouvrit. Son cœur se souleva, le morceau de gâteau, avec le visage de Logan, la regardait. Comme pour la narguer. Elle observa les doux traits du visage de Logan, il avait l'air si vrai. Logan s'approcha d'elle doucement.

Veronica voix off : Comme si ça ne suffisait pas...

Neptune Grant Hotel - l'ascenseur

Veronica voix off : Et là il m'a embrassé. Et j'ai fini par me dire, ça aurait dû être Logan. Et puis finalement, qu'est ce que ça fait du bien d'être aimée pour ce qu'on est. Alors je l'ai embrassé... Et là l'ascenseur s'est ouvert... Et mon cœur a fait un saut en parachute.

Et la porte de l'ascenseur s'ouvrit... Laissant place à Veronica et Piz s'embrassant. Logan eut un haut le cœur. Son cœur se serra, il resta figé un instant. Il réussit à sourire et se redressa pour sortir de l'ascenseur. Et comme si ce n'était pas assez dur, il la frôla. Juste ce qu'il faut pour la sentir contre lui. Son corps frémit et il ferma les yeux. Il se souvint des doux moments passés en sa compagnie et des baisers qu'ils avaient échangés. Elle tourna les yeux vers lui et ce fut pire. C'est comme si elle le traversait du regard. Il n'arrivait plus à lire en elle. Ses mains tremblaient, son cœur commençait doucement à l'étouffer, il fut obligé de rire a force. L'ascenseur se referma. Ses lèvres sur celles d'un autre. Son sang se glaça.

Logan voix off : Et elle a pris ce qu'il restait de moi.

Veronica voix off : Dans le mille...

Il la frôla et s'en alla. Veronica sentit une chaleur s'emparer d'elle, comme si plus rien n'avait d'importance. Piz l'entraîna dans l'ascenseur, elle n'y prit garde. C'est comme si le vide la rattrapait. Elle le sentit s'éloigner, lui, son odeur et sa chaleur. Et soudain elle se sentit seule, et eut froid. Il lui avait prit ce qu'il restait de cet amour. Elle resta là, figée les yeux humides, regardant Logan s'éloigner.


Marion  (25.09.2008 à 11:38)

(merci aux petits bonheurs précédents, merci à l'ouverture de ces minifics... MERCI)

Ce n’est qu’un moment à passer...

 

Le goût des caramels mous fondant entre ses dents, la mousse de la bière s’imprégnant sur ses rebords de lèvres, le parfum de l’automne, hiver, le printemps… Le bruit des vagues, celui de la porte de l’ascenseur, la sensation de liberté. Il ne fallait pas qu’il y pense, c’était bien trop dur.Au lieu de ces quelques plaisirs, quatre murs gris qui, depuis six mois, encadraient sa vie. Quatre murs marqués parfois de brèches, reflets de ses propres blessures. Il avait froid, il avait faim, il avait mal partout mais le pire était la culpabilité qui le rongeait. Ces murs, il les avait trop bien connus auparavant. Mais aujourd’hui c’était différent. Aujourd’hui il avait dépassé les limites, aujourd’hui il ne voyait pas la sortie.

Il savait que c’était terminé, que cette fois-ci elle ne viendrait pas. Recroquevillé dans un coin, il serra ses poings au plus fort. Il souffrait, mais il l’avait voulu. Il entendit les pas du gardien, les bruits des clés lancinantes contre l’uniforme. La clé frôla sa serrure et la porte s’ouvrit.

-       Tu as de la visite.

 

Elle coupa le contact. La musique s’arrêta aussitôt.

Elle regarda sa montre. Encore une demi-heure. 

Elle se laissa choir sur son siège. Fermant les yeux, elle inspira profondément. Elle savait pertinemment que ce serait douloureux. Mais il le fallait, elle en avait besoin, il en avait besoin. Elle saisit le dossier qui se trouvait sur le fauteuil passager. Sans l’ouvrir elle le regarda. Elle savait trop bien ce qu’il y  avait à l’intérieur. Elle l’avait lu des centaines de fois. Elle connaissait chaque phrase, chaque mot, chaque virgule de ce dossier. 6 mois déjà… Elle regarda à nouveau sa montre. Bientôt l’heure. Elle remuait nerveusement sa jambe gauche. Fébrilement, elle sortit un petit rouge à lèvre de son sac, et par le biais du rétroviseur, se dessina les lèvres. Elle inspira une fois, deux fois, trois fois… Elle sortit de sa voiture, claqua la porte et leva la tête devant le grand et sombre bâtiment en face d’elle.

« Pénitencier de Neptune ».

Elle respira à nouveau, raidit son visage et, d’un pas décidé, elle s’avança jusqu’à la porte.

 

Le cheminement jusqu’à cette salle qu’il n’avait jamais vu lui paraissait terriblement long. Qui pouvait bien avoir envie de le voir. Lui, le meurtrier, simple reflet de son père.

 

Elle y était. Installée sur une chaise basique entre quatre murs, elle l’attendait. Face à elle une table et une autre chaise, pour lui. Les battements de son cœur s’accéléraient, ses mains devenaient moites. Elle posa ses mains sur la table et fit tapoter ses doigts énergétiquement.

À travers les murs, elle entendit une première porte en métal s’ouvrir. Des pas… Quelques secondes plus tard, la porte de la pièce grinça et il entra.

Il était accompagné de deux gardiens qui l’assirent sur la chaise. Ses mains, abîmées, étaient menottées. Ses ongles étaient sales et rongés. Les gardiens partirent, refermant la porte derrière eux. Ils se regardèrent. Ces quelques mois passées derrières les barreaux l’avaient transformées. Son visage était bruni et abîmé. Ses traits fins et son doux visage avaient laissé place à un être métamorphosé. Il n’avait plus de cheveux, son crâne était lisse et rasé. Elle pouvait y voir des marques de coups et des cicatrices. Pourtant, son regard… Le même. Ils se regardaient toujours, sans rien dire. Elle tremblait, mais elle ne voulait pas lui montrer.

Il la vit, toujours aussi belle pensa-t-il. Oui qu’est-ce qu’elle était belle, se répéta-t-il. Sa longue chevelure blonde descendait le long de son cou, de ses épaules, il aurait aimé la saisir, l’étreindre mais il savait qu’elle l’aurait repoussé.

-       Je ne pensais pas te revoir un jour, lui murmura-t-il.

-       Je ne pensais pas non plu. Il fallait que je te vois, j’en avais besoin pour… Pour passer à autre chose.

Il lui tendit la main mais elle ne répondit pas.

-       Tu l’as tué Logan. Je ne peux pas te pardonner, je le pourrai sûrement jamais.

-       Je sais Veronica, si tu savais comme je m’en veux, chaque jour et chaque heure qui passe.

-       Je ne comprendrai jamais pourquoi un tel geste.

-       Je t’aimais et quand je l’ai vu t’attraper par le bras, te violenter, te gifler.

Ses poings se serrèrent, ses yeux s’embuèrent et sa voix devint chevrotante.

-       Je ne pouvais pas le laisser te faire du mal.

-       Il avait mal, mal de savoir mon cœur ailleurs, mal de ne jamais pouvoir m’avoir. Mais c’était un gentil garçon. Piz était un gentil garçon.

Leurs gorges se nouèrent communément. Ils se regardèrent à nouveau. Il avait tellement envie d’être près d’elle…

-       Je suis venue te dire au revoir.

-       Laisse-moi au moins te donner un dernier baiser.

Elle se figea à ses mots. Comment osait-il. Le silence sourd de la prison résonna à travers leurs corps. Face au corps détruit qu’elle voyait elle ne put retenir à son tour les larmes. Puis… Fermant les yeux, elle se leva. Il fit de même. Ils se retrouvèrent qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.

«  Ce n’est qu’un moment à passer Veronica, après tout sera fini ».

Leurs lèvres se frôlèrent. Puis se mêlèrent, laissant place à leur désir commun, leurs peines, leurs craintes…

« Un moment… »

Elle se laissa porter par la douce et amère vague de leur passion. Il fit glisser sa main dans ses cheveux, oubliant un instant son enfer. Elle se retira brusquement. Ils ne se quittaient pas du regard. Elle reculait en direction de la sortie.

-       Adieu.

-       Je …

-       S’il te plait ne dit rien. Faisons comme s’il ne s’était rien passé. Comme si les quatre ans qui viennent de s’écouler n’était que cauchemar. S’il te plait Logan, laisse-moi vivre. S’il te plait.

Il la regarda partir. La lourde porte se referma, les quatre murs gris devinrent plus sombres encore. Elle était partie définitivement, tout était fini.

 

- Adieu Veronica.


lolia  (25.09.2008 à 12:19)

WHAT YOU READ IN MY EYES

Je l'aime. C'est aussi simple que ça. Et aussi compliqué.
Que te dire. Comment t'expliquer.

Tu as vu mon regard. Tu l'as bien compris. Je n'ai jamais voulu faire de mal à qui que se soit. Surtout pas à toi. De plus Wallace ne me le pardonnerait pas.


Sans que j'aie eu à te demander quoique ce soit, tu étais là. Je m'en veux même de ne pas m'être rendue compte tout de suite de ton attachement à moi. Mon monde tournait autour de lui. Le reste ou en tout cas les autres avaient perdu de l'importance. C'était même peut-être ça le problème.


Je n'arrivais plus à garder les pieds sur terre. Ma lucidité s'était fait la malle en même temps qu'il était entré dans ma vie. Mais tu réalises ce qu'on a vécu ensemble ? Tu réalises combien de fois il a été là pour moi ?


J'ai essayé un nombre incalculable de fois d'avoir un regard objectif sur nous ; mais inévitablement ma raison s'effaçait au profit des émotions qu'il me procurait, de la vie que je sentais couler en moi quand j'étais avec lui.


Tu ne me connais pas. Ce n'est pas ta faute. Tu es arrivé trop tard dans ma vie. Je suis une petite blonde qui est née il y a trois ans, trois ans seulement. Mais lui se souvient quand même de ce que fut l'ancienne Véronica. Il sait par quoi j'ai pu passer. Lui aussi a souffert. Il sait d'autant plus ce que j'ai dû subir que c'est lui qui a été mon bourreau.


Paradoxal que je sois amoureuse de lui ? Oui et non. Il ne m'a jamais haie, j'ai juste été le putching-ball dont il avait besoin pour évacuer sa colère et sa frustration.


Il a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Je suis sa création en quelque sorte. Ses mots m'ont moulée, son mépris m'a éduquée.
Ce que toi tu aimes chez moi, mon autonomie, mon caractère dominateur, sans lui n'existeraient pas.


Lui dire merci ? Non, seulement, il m'a rendu plus forte. Tu pourrais ajouter plus méprisante et n'ayant aucune confiance dans la nature humaine.


Pour ce cadeau empoisonné, je lui ai rendu ma souffrance au centuple. Alors qu'il s'était découvert devant moi, alors qu'il avait laissé tomber son masque de gosse de riche prétentieux, je l'ai poussé à terre, je lui ai rendu la monnaie de sa pièce.


La poupée qu'il avait construite s'est retournée contre lui. Je l'ai accusé de tous les maux de la terre ; assassin, violeur, paresseux, violent et que sais-je encore.


Pourtant, chaque fois il est revenu. Son attachement à moi est aussi incompréhensible que le mien.


Nous ne sommes peut-être pas deux âmes sœur, je n'y crois plus depuis longtemps, mais sûrement deux âmes perdues qui se réchauffent à la lumière de l'autre.


Nous sommes aussi semblables que nous pouvons être différents. Toute notre relation tient sur cet étrange paradoxe. Se connaître aussi sûrement, que l'on se fuit systématiquement de trop se découvrir, de se sentir en position de faiblesse.


Lui a accepté de baisser les armes et de se montrer à visage découvert, moi j'en suis encore à craindre le prochain coup si je baisse ma garde. Les vieilles habitudes sont tenaces.

Que te dire. Comment t'expliquer.

Après tout je crois que tu as tout lu dans cette seconde et dans ce regard.
Après tout tu sais que je dois aller le retrouver.
Après tout tu l'as toujours su.


mulderbuz  (25.09.2008 à 12:59)


L'oiseau

"Veronica, 

 

Cette nuit j'ai fait un rêve. Un rêve complètement fou. Un rêve où toi et moi étions ensemble. Un rêve où je te serrais contre mon corps. Nous ne faisions qu'un. Tu me regardais, tu souriais. Pas ce simple sourire auquel j'ai droit chaque jour, non celui que tant de personnes passent parfois leur vie à chercher.

Je me noyais dans tes yeux clair, tu m'enlaçais, me chérissais...

Et puis je me suis réveillée. Tu étais allongée, là près de moi. Tes cheveux s'entremêlant dans l'oreiller, ton souffle court se posant chaque seconde dans mon cou glacé.

Je t'ai regardée dormir, puis te réveiller. J'attendais, j'espérais que ce regard soit celui de mon rêve. 

Mais les rêves n'ont qu'une courte durée n'est-ce pas ? Quand tu as ouvert les yeux j'ai su ce que j'avais toujours su. Vouloir nier c'est dur, affronter la vérité c'est parfois pire. 

Mais parfois, il faut se rendre à l'évidence, je t'emprisonne. Je t'emprisonne dans ton propre enfer car tu le veux bien. Oui tu veux de moi et de cette vie posée.

Mais ce n'est pas toi. Je le sais, tout le monde le sait.

Ce petit corps fluet, ces boucles blondes et ce sourire angélique cache une jeune femme torturée et avide de danger. 

Tu te nourris de la pluie, je me nourris du beau temps.

Alors je pars. Je te laisse t'envoler. Oiseau de nuit, volant à tout rompre. Car moi, j'ai le vertige. Vertige dans  tes courbes, dans tes yeux dans ton univers.

Va, vole et court... Et retourne près de lui. Alliez vos souffrance, parcourez les montagnes, les dangers. Franchissez la plaine...

C'est le coeur lourd que je prend la porte, mais je n'aime plus souffrir, je ne peux plus. Et c'est tout ce que tu peux me donner. 

Je men vais rêver ailleurs, laissant derrière moi une traînée d'amour. 

Ce soir je ferai un rêve, un rêve où tu ne seras plus qu'un heureux souvenir, un rêve où à mon tour je pourrais m'envoler...

Et demain... Demain est un autre jour.

Aurevoir...

Stosh."

 

Elle laissa glissez la lettre de ses doigts. Lui aussi il partait, lui aussi il la quittait. Et ça tout n'était qu'à cause d'elle. Et là voilà à nouveau seule. Peut-être était-ce le moment de prendre un nouveau départ. Sans réfléchir, elle ouvrit les porte fenêtre du balcon et déposa ses pieds nus sur la rambarde. Fermant les yeux, elle ouvrit ses bras, tel un oiseau dépliant ses ailes. 

" Il a raison, il est temps de m'envoler ailleurs... "

Elle relâcha son corps, laissa glisser ses pieds, sentit le vent contre son visage...

"Je vole" 


lolia  (25.09.2008 à 16:38)

True epic love never ending.

 

Six heures après l'incident de la cafétéria, un autre allait survenir...

Chambre dans Piz et Wallace.

-   La table de madame est avancée...

-   Le bout de tabouret, tu veux dire ?

-  Veronica, s'il te plait. J'ai fait avec les moyens du bord. Entre deux exams, et avec ma tête pleine de bleus, je n'ai pas pu faire mieux.

Piz attrapa le sac en papier du chinois. Veronica s'assit sur son coussin face au tabouret-table.

-   Et puis je ne suis pas l'amiral plein aux as.

Veronica voulait passer une soirée tranquille. Elle voulait oublier la scène de la cafétéria, oublier ce petit picotement qui lui avait broyé les tripes. Effacer le plaisir qu'elle avait eu à le voir frapper Sorokin. Elle était bien résolue à passer à autre chose mais voilà Piz la tirait vers le fond.

-   Ne parle pas de lui comme ça...

-  De qui ? Tu ne veux pas que je parle de lui comment ? dit il en tentant de retenir la colère qui montait en lui.

-  Tu sais  très bien ! Tu t'amuses à le taxer de surnoms débiles, de te comparer à lui. Piz on est plus au lycée !

-   Justement si ! Vous êtes toujours restés au lycée ! Vous êtes encore à Neptune High ! Alors je suis hors course ! Je ne peux pas rester éternellement le gars qui n'est pas allé à Neptune High !

Piz serrait si fort le sachet que les rouleaux de printemps risquaient de ressembler à du gazon haché. Veronica qui s'était assise sur son coussin se releva d'un bond.

- Je te signale que j'ai quitté le lycée ! Que j'ai grandi Piz ! Et tu n'es pas que ça...

-   Je suis quoi alors ? Un doudou confortable pour les nuits où tu te sens seule ? Je suis plus discipliné que Logan, c'est certain ! Je ne couche pas avec ta pire ennemi un soir de beuverie...

Veronica n'en pouvait plus. Sa main partit toute seule.

-  Tais-toi !

-  Tu le défends encore. Vous ne pouvez pas vous supportez mais vous vous défendez bec et ongles. C'est tellement touchant que cela en est pathétique ! Tu défends l'homme qui t'a fait souffrir ? Veronica le syndrome de Stockholm ça se soigne !

-  Il m'a peut-être fait souffrir mais il n'a pas laissé impuni la vidéo de nos ébats online.

-   Merci ça je le sais. C'est moi qui ai tout pris !

-   Arrête de tout ramener à toi Piznarski !

-   Qu'est ce que tu aurais voulu que je fasse ? Flinguez celui qui a mis la caméra. Mais même ça, tu l'as cherché sans moi. Tu me laisses continuellement à l'écart, Veronica.

-   C'est faux !

-   Cite moi une seule fois où tu as demandé mon aide ?

Silence pesant et dur.

-  Tu vois tu ne trouves pas ! Je vais te le dire. JAMAIS ! Tu n'as jamais besoin de personne ! tu veux jouer les princesses mais tu n'aimes pas attendre, tu veux être la princesse et le prince charmant. Mais laisse moi te dire que les contes de fées ça n'existe pas. Les princes...

-   Tu sais que je ne demande jamais de l'aide à personne. Mais ça ne veut pas dire que je n'en ai pas besoin. Après que Mercer m'a agressée, tu aurais pu être là...

-   On ne sortait pas ensemble !

-    Parce que ton aide se monnaie en amour ?

-    Veronica...

-   Wallace m'a toujours épaulé sans arrière pensée. Weevil et moi on n'est pas les meilleurs amis pourtant, il est là. Leo, plus que n'importe qui devrait me détester mais il est là, lui aussi...

Veronica haletait. Piz palissait.

-   Et moi, je ne fais rien c'est ça ?!

-  Toi, toi, toi ! Regarde-toi, Stosh ! Même Logan avec qui je ne parlais plus, j'avais coupé les ponts a pris ma défense aujourd'hui !

-  Ah Logan ! Lâcha Piz en ouvrant les bras théâtralement.

-  Oui, Logan ! Il n'a pas laissé Gory marcher sur mon honneur ! Il m'a peut-être surprotégée après Mercer mais il était là ! Il est toujours là.

-  L'homme parfait !

-   Non, Stosh, juste un homme...

Veronica regarda Piz. Elle se regarda dans le miroir du placard de la chambre. Elle se vit à côté de Piz. Quel triste tableau ! Elle secoua la tête. Piz était prêt à lâcher sa dernière vacherie.

-  Logan n'est pas l'homme parfait. C'est juste un homme. Mon homme. Adieu Stosh Piznarski, que ta lâcheté et ta mielleuse gentillesse te tiennent compagnie pour longtemps.

-   Veronica ! Attends !

Pour une séparation haute en couleur. Il avait même eu droit à une version technicolor.

 

Dans le couloir du dortoir, Veronica courait. Oui, elle courait. Pour une fois, elle ne fuyait pas. Ce pseudo diner lui avait ouvert les yeux. Elle voulait le voir. Vite. Tête baissée, la blonde arriva au parking. Ses clés, sa voiture. Le NGH. Tellement pressée qu'elle bouscula un homme. Cette odeur. Ce corps. Sans relever la tête, elle enserra l'inconnu. Inspira profondément.

-   Ronnie ? Tout va bien.

Elle releva les yeux. Ils étaient embués de larmes.

-   Oui, maintenant ça va.

-    Tu es sûre ?

-  Oui, Logan. Tout va bien.

Elle se hissa sur la pointe des pieds. Déposa un baiser sur ses lèvres si douces.

-   Je ne te quitte plus. Lui glissa-t-elle en reposant les talons au sol.

Logan l'embrassa plus passionnément, comme pour se persuader.

-  Et Piz, il prend ça comment ?

-   Qu'importe Piz...

 

_____

Désolée, c'est un peu long, mais ça me trottait en tête depuis longtemps. Vive les short stories !


alExiaN  (25.09.2008 à 16:53)

WELCOME TO NEPTUNE HIGHT

Il hait cette ville. Du plus profond de son âme.

Il ne voulait pas quitter CLEVELAND. Abandonner son lycée, ses amis, son père. C’est cette idée surtout qu’il ne supporte pas. Celle de l’avoir laissé là bas, tout seul dans ce cimetière sinistre. Ca lui retourne le ventre. C’est comme si les kilomètres n’avaient fait qu’accentuer l’absence.

- Fais moi confiance mon grand. On a juste besoin d’un nouveau départ. Tu verras tout va bien se passer.

La phrase de sa mère lui revient en boucle. Il en avait douté dès le départ. Là tout de suite maintenant il sait que rien n’a jamais été plus erroné. Comme tout le monde il a appréhendé cette rentrée. Mais jamais, même dans ses pires cauchemars il ne s’est vu dans une situation aussi humiliante.

D’un autre côté à moins d’être complètement tordu personne n’imagine se retrouver nu, accroché à un mât dans la cours de son nouvel établissement scolaire.

Il se force à ne pas les voir. Tous ces élèves qui défilent devant lui comme devant la cage d’un zoo. Il garde le regard fixe. Droit devant lui. Pour un peu il sentirait poindre les larmes d’indignation, de fureur, d’impuissance. Il se concentre. Il ne leur fera pas ce plaisir supplémentaire.

De là, il a une vue imprenable sur son futur environnement et sur ses camarades. A choisir il aurait préféré pouvoir se voiler la face encore un peu. Ce n’est que luxe et tape à l’œil. Mépris et frime. Tout ce qu’il déteste. Lui ce qu’il aime c’est la simplicité, le sport, l’amitié, sa famille. Il n’y a rien pour lui ici il le sent.

Une autre approche. Il s’attend à une humiliation de plus. Pourtant l’ambiance semble avoir changé. Il ne peut s’empêcher de regarder. C’est une blonde, aux yeux bleus. Un sac en bandoulière. Banale à première vue. Un peu moins surfaite que les autres peut être. Etrange comme à son approche les gens s’écartent. Elle doit faire quoi, 1m60 à tout casser et d’un coup tous les yeux se braquent sur elle. Il règne comme une peur latente. Elle sort un couteau. Il s’attend à tout. Apparemment il est tombé chez des barges.

ll est presque surpris de sentir ses liens se défaire. Ce petit bout de fille est en train de le libérer. Sans tenir compte de la menace planante. Sans prêter attention aux murmures autour d’elle. Elle coupe le scotch qui le retient.

« Nouveau n’est ce pas ? »

Il hoche la tête. Il serait presque tenter de lui dire qu’il ne va pas rester.

« Bienvenue à NEPTUNE HIGHT » ajout-t-elle.

Juste une phrase dans laquelle il perçoit toute son amertume.

Juste quelques mots dans lesquels il place un espoir.


marshmalow  (25.09.2008 à 17:51)

Déjà une semaine que je ne l'ai plus revu et pourtant j'ai tellement envie qu'il m'appelle.

Je sais que je leur ai fait du mal à tous les deux et il faut que je me rattrape; c'est déjà fait avec un, il ne me reste plus qu'à le voir Lui...



A Hearst après les cours:



Mac: Veronica je t'ai cherchée toute la journée! Ce soir on sort tous en boite ça te dirait de venir?

Veronica voix off: comment aller faire la fête avec une amie qui m'en a voulu à cause de sa séparation avec son copain et un ex petit ami qui vous a quittée parce que vous en aimiez un autre?

Veronica: pas ce soir non. J'ai du travail une histoire d'adultère désolée mais on se voit demain.

Et elle partit sans laisser le temps à Mac de répondre.



Plus tard dans la soirée:



Veronica voix off: et voila je suis toute seule à marcher au bord de la plage pendant que mes amis s'amusent; quoi de plus dépriment!

Quelques mètres plus loin, deux jeunes hommes en tenue de surf s'apprêtent à aller affronter les vagues lorsque l'un d'eux remarque cette jeune blonde et décide d'aller la voir laissant son ami seul.

Logan voix off: cette fois il va bien falloir que tu me parles. Il va falloir que je te dises ce que j'ai sur le coeur.



A ce moment, sentant un regard posé sur elle, Veronica se retourne et voit Logan juste derrière elle.



Veronica voix off: c'est le moment, tu ne peux plus te défiler Veronica il faut que tu fasses face à tes sentiments et que tu t'expliques une bonne fois pour toutes avec lui pour pouvoir avancer.

Logan et Veronica: salut!



Après quelques longues secondes de silence, Logan se décide enfin à parler.



Logan: Veronica j'ai quelque chose d'important à te dire, voila je t'aime; je t'ai toujours aimée et tu le sais très bien. Je ne regrette pas de m'être battu et de t'avoir défendue. Je t'aime et je ne veux pas être simplement ton ami parce qu'on ne sera jamais des amis...

Veronica: je dois aussi te parler. Logan je regrette tout ce que je t'ai fait; tu n'étais pas le seul responsable de nos problèmes j'avais peur de mes sentiments et je remettais toujours tout sur toi. Voila je veux te voir pour te remercier d'être quand même là pour moi et te dire que j'ai confiance en toi et que...



Les cheveux de Veronica s'envolèrent au vent et avant qu'elle ne puisse continuer sa phrase, Logan lui enleva ses cheveux, pris son visage entre ses mains et l'embrassa tendrement et avec passion.

Veronica se laissa aller à cette douce sensation et à ce moment de bonheur qu'elle attendait depuis le jour de leur séparation.

Ils se regardèrent droit dans les yeux, sachant que cette fois c'était la bonne et qu'ils étaient prêts à se faire confiance et s'aimer librement sans regarder derrière eux. Un nouveau chapitre s'ouvrait; une flamme se rallumait et une nouvelle vie meilleure les attendait.



Veronica: je voulais aussi tu dire que je t'aime Logan...


maria91  (25.09.2008 à 19:32)

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