Le RrrrrrrrrrrrrrubyJeanRoger (19.09.2007 à 15:38)
Lors d'une des joutes mémorables qui animent parfois le mini chat, une discussion a eu lieu sur le rugby (qui par ici s'ecrit avec plein d'r -et ils en manquent pas- (d'air) et sans g)
Oui mais bon si alors je commence par mettre des parenthèses dans les parenthèses comment voulez vous suivre ?
Reprise de match.
Or donc j'étais opposé par mon désamour total de ce "sport" à quelques demoiselles fort charmantes certes, mais manifestement plus interessées par les pectoraux et autres muscles galbés par la gonflette, que par les performances éventuelles de ces messieurs. Je les comprends : ce sont celles qui achètent ces fameux calendriers auxquels je préfère nettement ceux de Clara Morgane (avant ou après) plutôt que les posters d'Einstein ou de Rimbaud...
Car qu'est ce que le rugby ? (ça vaut aussi pour le foot mais alors là on en a pour l'automne entier, sauf que les footeux gagnent plus en un mois que certains rugbymen en toute leur carrière)
On prend une bande de jeunes gens propres sur eux (au début) habillés avec des chemises piquées à l'administration pénitentière américaine et des chaussettes d'écolières anglaises, et on les colle sur le terrain dit de rugby (ah bon ?) dans le but semble-t-il de prendre un maximum de gnons en un minimum de temps, en courant après une baballe ovale (ô Val !) qui a la particularité de rebondir exactement à l'opposé de l'endroit où on l'attendrait. Or manque de bol il n'y a qu'une balle pour un certain nombre de joueurs (ne fréquentant pas ces lieux de perdition je les ai jamais comptés) alors qu'il serait nettement plus simple de leur donner un ballon à chacun ce qui éviterait qu'ils se le disputent comme des gosses de maternelle autour d'un playmobil...
Au milieu de tout ça un homme en noir (il est prévoyant, il sait qu'il risque d'y passer, il est déjà en deuil) siffle et hurle des choses bizarres que le dictionnaire de l'académie française n'a pas encore répertorié.
Dans les gradins et c'est peut être encore pire, une foule de gens qui n'ont vraiment rien d'autre à faire, hurlent aussi (mais pas les mêmes choses, là il faut acheter le dictionnaire des jurons) tout en buvant de la bière, breuvage indispensable au supporter français moyen et se demandant si ce maquillage, aux couleurs de l'equipe, qu'ils ont sur la tronche partira à l'eau ou pas. En général ces supporters trouvant, comme dirait Brassens, qu'ils n'ont pas eu leur comptant de gnons, attendent la sortie pour expliquer fort poliment aux supporters de l'équipe adverse que ce sont eux les meilleurs et non pas les autres. S'en suit quelques séjours hospitaliers contribuant à agrandir le gouffre de la sécurité sociale.
Du temps de ma prime jeunesse (c'est pas d'hier mais n'en rajoutez pas) j'avais écrit dans un journal local assez stupide pour me publier, que le QI des sportifs et des rugbymen en particulier se mesurait à la hauteur de leurs crampons... cet aphorisme regrettable mais néanmoins assez réaliste m'avait valu de me faire à moitié étrangler par le prof de gym de mon bahut (c'est fou ce que cette race là est ouverte et tolérante) et engueuler par mon médecin qui a la particularité de cumuler les fonctions de medecin du sport (ce qui prouve qu'ils ont besoin de se faire soigner) et d'ancien copain du lycée, ce qui lui donnait apparemment tous les droits. Or il ne faut jamais contrarier son médecin surtout s'il a des piqures à vous faire.
Mi temps.
Reprise.
Tout ceci n'explique pas vraiment mon horreur du rugby et de tous les sports à baballe -ou sans-. C'est juste que tout ce qui est collectif et hurleur me donne la nausée et quelques inquiétudes quant aux motifs qu'a la société d'imposer à la France profonde ce type de manifestations ovales ou rondes dont je ne vois pas l'intêret. Big Brother n'est pas loin, conditionnement des foules...
Me font bien marrer aussi les gens qui le lendemain des matches, après avoir prédit "si on gagne pas on va perdre" (ou inversement) s'incluent eux mêmes dans la victoire en disant "ON a gagné" (comme s'ils y étaient pour quelque chose) ou au contraire "ILS ont perdu" au cas où le ballon n'aurait pas été où il fallait, et dans ce cas là c'est évidemment les joueurs qui ont été nuls.
Enfin on m'a parlé de valeurs rugbystiques, à part celles des espèces sonantes et trébuchantes qu'ils touchent pour aller se saouler à la troisème mi temps, (événement hautement culturel dont le représentant le plus avéré est l'inéffable Patrick Sebastien, mais là on touche à des sujets trop intellectuels pour moi), troisème mi temps où comme chacun sait, les femmes sont priées de retourner devant Veronica Mars, je ne connais de valeurs interessantes que celles de mon portefeuille ou éventuellement celles des gens qui vont lutter contre la faim ou le sida en Afrique, mais comme dit le roi des rillettes, ce ne sont probablement pas les mêmes valeurs...
Je terminerai ce trop long exposé (la plupart d'entre vous sont déjà partis ou plutôt parties puisque les mecs ne dominent pas sur ce forum) en exposant la théorie intéressante suivante : les hommes préhistoriques qui jouaient déjà au rugby avec des oeufs de dinosaures -donc qui en cassaient beaucoup- ne sont ils pas à l'origine de la mystérieuse disparition de ces bestioles ? Faut que j'en parle à Nicolas Hulot...
J'ai voulu rester soft pour vous montrer que tout ça c'est de l'humour et que vous êtes bien libres d'aimer et de pratiquer les sports que vous voulez tant que vous m'obligez pas à y participer... mais en d'autres temps j'aurais écrit bien pire !
"Alors Jesus dit à Saint Matthieu, descends du train et regonfle le pneu"...
Et sur ce, comme disait Pierre Jean Vaillard que personne ici ne connait, je vous salue mesdames !