Veronica voix-off : Précédemment dans Veronica Mars.
Le matin après la fête de Shelly Pomroy, Veronica repousse des couvertures et s’assoit. Elle ramasse sa petite culotte, épisode 101 « Mars Investigations ».
Veronica (chez le sheriff) : je veux porter plainte pour viol.
On voit Veronica revenir de chez Shelly Pomroy à pieds le lendemain matin. Elle passe devant sa voiture. Sur le pare-brise du côté passager il est écrit « SLUT » (salope) avec une flèche dirigée vers le côté conducteur. Sur le pare brise arrière : « ABEL IT should’ve BEEN HER » (Abel, tu aurais pu la prendre elle).
Lamb (pendant la scène précédente) : Y a-t-il quelqu’un en particulier que tu veux que j’arrête ou tu veux juste que je coffre(dans le bureau de Lamb) les fils des familles les plus importantes de le ville ?
Clarence Wiedman soulevant un micro pour le faire voir à Alicia, épisode 120 «Destruction Mutuelle Assurée ».
Wiedman : Savez-vous ce que c’est ? (Alicia secoue la tête) C’est un micro. Je l’ai trouvé dans cette plante verte. Vous savez qui nous l’a livrée ? Votre fils.
A Mars Investigation, même épisode
Veronica : Cinquante milles dollars ? Pas mal.
Keith : De l’argent facile.
Veronica : Il se pourrait que ce ne soit pas aussi facile que tu le penses.
Keith : Duncan Kane ? Je pense que je serai capable de retrouver sa trace.
Logan et Veronica sont devant la maison des Echolls, épisode 119 « Hot Dogs »
Logan : J’aimais Lilly, et Lilly aimait les garçons. Mais ça va. Je n’ai plus à me sentir coupable.
Veronica : Coupable de quoi ?
Même épisode, même endroit, Logan et Veronica s’embrassent.
Veronica : Qu’est-ce que nous sommes en train de faire ?
Logan rit.
Veronica questionne Tad alors qu’il est attaché au mat du drapeau dans le lycée, épisode 120 « Destruction Mutuelle Assurée »
Veronica : Qui t’a donné l’hypnotique le soir de la fête de Shelly Pomroy ?
Tad : C’était Logan Echolls.
Coupure. Logan attend en vain Veronica sur le bateau de son père (même épisode)
Début de l’épisode L’épisode s’ouvre avec la légende «La Havane, Cuba ». On voit différentes scènes de vie de Cuba et le champ de vision se resserre sur un café, un serveur et enfin un homme dont le visage est caché par un journal qu’il lit, « The Globe and Mail ». Lorsqu’il baisse le journal, on reconnaît Duncan. Il porte une barbe. Il entend une voix.
Keith : Buenos Dias !
Duncan est surpris de le voir assis à sa table.
Keith : Je sais, pourtant il y en a des dictatures militaires dans le monde…Duncan : Alors, ils vous ont donné le jet pour me ramener à la maison, ou je vais devoir claquer des talons ?
Keith : Au fait, tu as vraiment fait du bon boulot avec le faux passeport.
Duncan : Vous pensez que j’ai tué Lilly ?
Keith : Je ne sais pas qui a tué ta sœur, Duncan. Je sais juste que ce n’est pas Abel Koontz.
Duncan : Je sais que ce n’était pas moi.
Quelqu’un caresse avec amour une planche de surf peinte, posée à l’arrière d’un pick-up.
Dick : Randy vient juste de me la finir. Double fond incurvé avec une superbe petite bascule à queue…
Dick montre la planche à Logan. (on se rend compte qu’on est sur le parking de Neptune HIght)
Logan : Oh, et tu l’as abimée dès la première sortie ?
Dick : (horrifié) Quoi ? (la blague de Logan ne le fait pas rire) Et, rigole pas mec. C’est mon bébé.
Logan : Ok, mec, rien que l’idée de toi élevant un enfant… (il aperçoit Veronica) Mazel tov.
Logan court pour rattraper Veronica. Elle l’ignore et accélère le pas.
Logan : Eh, Veronica. Pourrais-tu t’arrêter deux secondes ?
Weevil s’arrête devant Logan, l’empêchant ainsi de la suivre.
Weevil : Tu vois, quand elles fuient comme ça, c’est signe qu’elles sont pas intéressées.
Logan : Ecoute, faut pas me chercher aujourd’hui, paco.
Weevil : T’en es sûr, c’était dans mes objectifs de la journée pourtant.
Logan : En quoi ce sont tes affaires ?
Weevil : Disons que je prends soin de Veronica. Si tu penses pouvoir lever la main sur elle comme tu as fiat avec Lilly…
Logan : Ne prononce plus jamais son nom.
Weevil : En fait, elle aimait plutôt ça, quand je disais son nom.
Logan pousse Weevil. Celui-ci fait un faux pas, sourit mais ne dit rien.
Logan : Tu penses vraiment qu’elle s’intéressait à toi ? T’es comme le graton. Le genre de truc qu’on prend quand on est stone et qu’on mangerait n’importe quoi.
Weevil : Qu’est-ce qui est pire ? Penser qu’elle avait des sentiments pour moi, ou qu’elle m’utilisait juste pour le sexe ?
Logan attrape Weevil par son blouson en cuir et s’approche de lui.
Logan : (doucement, menaçant) Reste loin de Veronica.
Weevil : Je ne suis pas celui qu’elle fuit.
Le coach les interrompt.
Coach : Messieurs…
Logan réajuste le blouson de Weevil.
Weevil : (ironique) Merci.
Chez Veronica. Elle prend une douche et entend Backup aboyer. En peignoir, elle s’approche de Backup.
Veronica : Qu’est-ce qui t’arrive ? Hey, qu’est-ce qu’il se passe ?
Elle s’approche de la porte soulève le store et regarde par la fenêtre. Logan se trouve devant la porte. Elle a du mal à respirer et recule, ne sachant que faire.
Logan : Je ne partirai pas.
Elle prend une grande inspiration et ouvre la porte.
Veronica : C’est pas le bon moment.
Logan : Ok, et je reviens quand ? Jamais ? Ca marche comme ça ?
Elle le fixe
Logan : Qu’est-ce que j’ai fait Veronica ? Peux-tu juste me le dire pour que je puisse m’ex-excuser ou m’expliquer ?!
Veronica : Explication. Ok. Explique-moi pourquoi tu étais celui qui possédait du GHB le soir de la fête de Shelly Pomroy lorsque quelqu’un m’a droguée et violée. Explications ? Excuses ?
Logan : Tu as été violée ?
Logan fait un pas vers elle comme pour la serrer dans ses bras.
Veronica : Non, arrête ! C’est sérieux !
Il recule.
Logan : Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
Veronica : C’est à toi de me le dire.
Logan : Attend. Attend une seconde, tu penses que…
Veronica : On m’a dit que tu étais celui qui avait la drogue.
Logan : Ok, j’ai acheté des inhibiteurs quand j’étais à Tijuana avec Luke et Sean. On voulait juste s’éclater un peu.
Veronica : S’éclater un peu ? Comme s’envoyer en l’air avec des filles pas conscientes ?
Logan : Non, s’éclater, comme on s’éclate à une rave.
Veronica : Oh ! C’est bon ! Tu m’as convaincue ! Oublions-ça !
Logan : Qu’est-ce que je peux faire ? Qu’est-ce que je peux faire pour que ça aille mieux ?
Veronica : Je vais trouver celui qui m’a fait ça, et je vais le faire payer. Même si c’est toi.
Logan la regarde droit dans les yeux, bouleversé.
Veronica : Désolée, je dois aller vomir là.
Veronica lui claque la porte au nez.
Générique.
Neptune Hight. Veronica marche lentement dans le couloir du lycée, puis elle s’arrête.
Veronica voix-off : C’est une règle, les gens qui vous détestent ne vous aident pas. Il y avait une centaine de personne à la fête de Shelly Pomroy. Quatre-vingt dix huit d’entre eux me passeraient sur le corps pour du chewing-gum gratuit. (elle se remet à marcher). J’ai peu de ressources chez les 09ers, mais il y a quand même quelques personnes sur lesquelles je peux compter.
Elle s’approche de Meg qui se tenait debout devant son casier ouvert.
Meg : On peut sécher l’anglais aujourd’hui ? Je souffre de narcolepsie à cause d’Hemingway. On commence à parler du Soleil se lève aussi et je commence à m’endormir immédiatement.
Veronica : Ne le reproche pas à Papa, c’est la faute de la monotonie de Madame Murphy. Eh, tu étais à la fête de fin d’année de Shelly Pomroy, n’est-ce pas ?
Meg semble hésitante.
Meg : Euh, oui, oui, pas très longtemps.
Veronica : Est-ce que tu m’y as vue ?
Meg : Pourquoi ?
Veronica : Je veux juste savoir, mes souvenirs de cette nuit sont un peu flous.
Meg : Ouais, peut-être que c’est une bonne chose.
Veronica : Donc tu m’as vue.
Meg : Juste une seconde, j’étais avec Cole et on partait.
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Meg s’approche de Cole.
Meg : Je n’ai même pas dit au revoir à Shelly.
Cole : Tu lui parles une cinquantaine de fois par jour, viens.
Ils regardent un groupe de personnes qui poussent des exclamations.
Cole : A moins que tu ne veuilles faire un tour pour prendre quelques clichés de cadavres.
Veronica est allongée sur une chaise longue, presque inconsciente, une foule est assemblée autour d’elle. Logan lui pose un morceau de citron dans la bouche. Un autre garçon s’allonge sur elle, et récupère le citron en l’embrassant. Pendant toute la scène, le groupe assemblé acclame le garçon.
Meg : Quelqu’un doit l’aider.
Cole : Allez, on y va. J’ai pas envie de finir la soirée avec Veronica Mars qui dégueule dans ma voiture.
Meg : Mais on ne peut pas la laisser comme ça.
Cole regarde à nouveau la scène et voit quelqu’un pousser le garçon qui se trouvait sur Veronica.
Cole : Regarde, quelqu’un s’en occupe.
Meg se retourne. Celui qui s’occupe de Veronica l’emmène loin de la chaise longue. On entend Logan se plaindre.
Logan : Eh mec, tu peux pas être à la fois le chevalier servant et le martyr…
Meg hausse les épaules et s’en va avec Cole. Fin du flashback.
Meg et Veronica s’éloigne des casiers.
Veronica : Tu ne sais pas qui m’a aidée ?
Meg secoue la tête.
Meg : Non, mais enfin c’est juste ton souvenir le plus gênant du lycée. Tout le monde en a un, non ? Il fuat que tu lâches. Sinon ça va te rendre dingue.
Meg s’éloigne de Veronica qui reste songeuse.
A un aéroport. Celeste Kane et Clarence Wiedman attendent face à un petit jet privé qui, de toute évidence, vient d’atterrir. Duncan sort du jet et marche vers sa mère pendant que Wiedman s’avance vers l’avion.
Pilote : Faites attention à la marche Monsieur.
Duncan est accueilli par sa mère qui l’embrasse tandis que Wiedman attend Keith au pied de l’avion. Keith met pied à terre.
Wiedman : Bien joué Monsieur Mars.
Keith : Merci.
Wiedman : Beau travail. Votre fille a de l’avenir comme organisatrice de voyage.
Keith : Oui, et si elle a des réductions et que je fais le tour du monde, je vous enverrai des cartes postales. Vous pourrez les accrocher dans votre cellule.
Keith donne une tape amicale à Wiedman sur l’épaule puis avance vers Celeste.
Celeste : Keith, merci. Je ne sais pas ce que nous aurions fait.
Keith : Je suis ravi que tout soit rentré dans l’ordre. Je sais que vous avez hâte de rentrer chez vous, alors passez juste au bureau quand cela vous convienne, qu’on en finisse.
Celeste : Qu’on en finisse ?
Keith : Je faisais allusion à la récompense.
Celeste : Peut-être que vous devriez parler à votre fille. Elle et moi avant eu un arrangement. Vous avez fait ce qui lui incombait.
Celeste sourit à moitié, se retourne et monte dans la voiture. Elle ferme la portière.
Celeste : Tu n’as pas idée de ce qu’ont été ces dernières semaines. (tendant une bouteille d’eau à Duncan) La prochaine fois que tu t’enfuis, prend tes médicaments.
Celeste tend à Duncan une boîte de pilules. Il les prend sans enthousiasme et les fixe du regard un instant. Il regarde par la fenêtre.
Duncan : J’ai le ventre vide.
Celeste baisse les yeux.
Neptune High, cour intérieure. Veronica s’approche de Luke qui est assit à une table.
Veronica : Tu te rappelles quand je t’ai sauvé du trafiquant de drogues et que je t’ai dit que je te demanderai surement un service un jour.
Luke : Tu n’as pas dit ça.
Veronica : C’était sous-entendu.
Veronica s’assoit en face de Luke.
Luke (riant) : Ok, qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
Veronica : Sympathique. Oh, j’ai entendu dire que tu étais allé à Tijuana avec Sean et Logan et que vous avez acheté du GHB.
Luke : Wow, c’était… euh… c’était il y a un an. Je n’en ai plus.
Veronica : Oh, j’allais en mettre dans ton jus de fruit et faire ce que je voulais de ton corps.
Luke rit à nouveau.
Veronica : Qu’en as-tu fait ?
Luke (très vite) : Rien. Sincèrement, je… je n’ai rien fait. Je l’ai donné.
Veronica : A qui l’as-tu donné ?
Luke : Hum, à Dick Casablancas.
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Luke, Sean, Dick et Casey trinquent avec des shots. Ils regardent autour d’eux et voient Beaver qui parle avec une fille, intimement.
Dick : Regardez-ça. Beaver a un succès fou et Dick se prend des vents.
Luke : Tu rigoles, t’as la petite amie la plus sexy qui puisse exister.
Dick : Ouais, c’est un peu comme des faux seins. Supers à regarder, mais ils ne font pas tout ce que tu voudrais.
Sean : Tu devrais lui faire boire quelque chose.
Dick : Elle est au régime. Et, les mecs, vous avez ramené des trucs de Tijuana ?Sean : Je les garde pour une occasion spéciale. Et ça n’en est pas une.
Dick regarde Luke qui se met à rire. Madison apparaît au milieu d’eux.
Madison : Qui a invité Veronica Mars ? Qui ?
Dick commence à lui masser les épaules.
Dick : Pourquoi tu te laisses toucher par ça ? Est-ce que tu sens comme tu es tendue…
Elle attrape sa main et la repousse.
Madison : Est-ce que tu peux me lâcher cinq secondes ?
Elle lève les yeux au ciel, tourne les talons et s’en va. Les autres rient, Dick tend sa main à Luke.
Luke : Ca va.
Luke donne à Dick son GHB. Fin du flashback.
Veronica : Donc Dick a drogué Madison ?
Luke : Ben, il… il a demandé deux doses et je… j’ai juste… je me suis dit qu’il allait en prendre une et lui demander de prendre l’autre mais, hum, je suis presque sûr qu’elle ne l’a pas prise.
Veronica : Comment tu peux le savoir ?
Luke : Tu ne vas pas trop aimer.
Flashback. La rue devant chez Shelly Pomroy. Alors qu’il est encore en train de boire, Luke passe devant la LeBaron de Veronica qui est garée dans la rue. Une autre voiture s’arrête devant lui, Madison (en jean à présent) en sort comme une furie, avec une bombe de peinture à la main et se dirige droit vers la LeBaron.
Madison : Espèce de sale blondasse.
Luke (hors écran) : D’après ce qu’on dit, le GHB est censé te rendre plus sympa.
Fin du flashback.
Veronica : Pourquoi est-ce que Madison a fait ça ?
Luke : Euh… je ne sais pas. Parce que c’est quelqu’un d’horrible.
Dans les toilettes des filles. Madison (maintenant brune) se recoiffe devant le miroir. Veronica apparaît dans le miroir, debout derrière elle.
Veronica : Tu peux continuer à demander, mais tu n’es pas la plus belle, crois-moi.
Madison : Je peux te dire qui a le teint le plus terreux. Quel est le problème, on ne peut pas acheter d’autobronzant avec des coupons alimentaires ?
Veronica : Tu as écrit salope sur ma voiture à la fête de Shelly l’an dernier. Pourquoi ?
Madison se retourne vers Veronica
Madison : Parce qu’il y a trop de lettres à pétasse.
Veronica : Je ne t’ai jamais rien fait, jusqu’à présent.
Madison : Ben voyons.
Veronica : Oh, et qu’est-ce que j’ai fait ?
Madison : Oh, quelque chose comme embrasser mon petit ami au beau milieu d’une fête. (Devant le regard surpris de Veronica) Je suppose que je ne devrais pas prendre ça pour moi, tu es presque sortie avec tout le monde.
Veronica : Je ne te crois pas.
Madison : Tu plaisantes ?
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Casey est sur un canapé, Dick, se penche sur lui et lui serre la main. En fond sonore on entend « I Touch Myself » des Saucy Monky’s. Veronica avance droit vers Dick.
Casey : Hey Dick, qu’est-ce qui se passe ?
Veronica : (chantant) « anybody else » (personne d’autre)
Elle attrape Dick, l’entoure de ses bras et danse très proche de lui, de façon intime.
Veronica : « When I think about you I touch myself » (quand je pense à toi je me caresse)
Elle le pousse sur le canapé, se laisse tomber sur lui et passe sa main dans ses cheveux.
Veronica : Tu as des supers cheveux.
Dick : Tu les aimes, hein ?
Veronica embrasse Dick, Madison la regarde horrifiée. Dick aperçoit Madison quand il reprend son souffle.
Dick : Allez, c’est pas cool.
Il la repousse et Veronica tombe sur Casey.
Veronica : Tu trouves ça cool, toi, Casey, pas vrai ?
Elle embrasse Casey. Fin du flashback.
Veronica n’arrive pas à croire ce qu’elle entend.
Veronica : Je suis sortie avec Dick et Casey ?
Madison : Oh, s’il te plait, tu serais sortie avec la porte du garage. Et ne commence pas avec le « j’étais vraiment trop bourrée ».
Veronica : Je n’étais pas saoule, j’étais droguée. Quelqu’un a mis du GHB dans mon verre.
Madison est surprise un instant, puis elle semble sceptique.
Madison : Oui, bien sûr.
Veronica arrive devant chez elle. Elle s’arrête quand elle entend la voix d’Alicia.
Alicia (hors écran) : Elle aurait pu me faire renvoyer, Keith. Et tu ne trouves pas ça grave ?
Dans l’appartement, Alicia est face à Keith qui se trouve devant le plan de travail de la cuisine.
Keith : Je n’ai pas dit que ça ne l’était pas.
Alicia : Elle a posé un dispositif de mise sur écoute dans une plante que mon fils a livré sur mon lieu de travail !
Keith : Et elle a ses raisons.
Alicia : Ses raisons ? Elle a dix-sept ans !
Keith : Elle n’est pas comme les gens de dix-sept ans que tu connais.
Alicia : Bien sûr, comment pourrait-elle être alors que agis avec elle comme si elle en avait quarante.
Veronica entre dans l’appartement.
Veronica : Mme Fennel, je suis vraiment désolée, mais Clarence Wiedman savait que je…
Keith : Veronica.
Veronica : Laisse-moi juste m’expliquer.
Keith : Non, laisse-nous juste une minute.
Veronica : Papa, si je pouvais juste expliquer…
Keith : (sèchement) Veronica, va dans ta chambre, tout de suite.
Veronica regarde son père dans les yeux, surprise. Il ne change pas d’avis, et elle obéit, elle se dirige vers sa chambre.
Veronica : Bien. Il m’a mise sur écoute le premier.
Veronica va dans sa chambre et Alicia regarde Keith.
Alicia : Il l’a mise sur écoute le premier ?
Un peu plus tard, Veronica est allongée sur son lit, elle écoute de la musique. Quelqu’un toque doucement à la porte. Elle enlève ses écouteurs lorsque Keith entre.
Keith : Duncan va bien. Il est rentré chez lui. (il s’assoit sur le lit). Ses parents vont le garder à la maison quelques jours, pour qu’il se repose.
Veronica : Je suis vraiment désolée Papa.
Keith : Stop, ça va.
Veronica : C’est de ma faute. C’est moi qui ai donné à Wallace la plante avec le micro.
Keith : Veronica, as-tu passé un quelconque accord avec Celeste Kane dont je ne sois pas au courant ?
Veronica : Je lui ai dit que je chercherai Duncan si elle faisait relacher Weevil.
Keith : Elle m’a dit qu’elle ne paierait pas la récompense et qu’on était quittes maintenant. C’est ridicule, bien sûr. Ils paieront. Elle savoure juste le moment.
Veronica : C’est une sorcière.
Keith : Veronica. Et si tu commençais à chercher un autre boulot ? Vendre des vêtements, quelque chose comme ça.
Veronica : Quoi ?
Keith : Je ne peux pas m’empêcher de penser que ta vie serait meilleure si tu ne travaillais pas pour moi.
Veronica : (s’asseyant) Tu plaisantes ? Tu es le meilleur père du monde ! Je veux dire, regarde moi. Je suis en bonne santé, heureuse, j’ai de bonnes notes, toutes mes dents (claquants des dents pour illustrer son propos, puis levant une jambe), de jolies chaussures.
Elle repose son pied sur le lit.
Veronica : (sincère) Je n’aurai jamais supporté l’an dernier sans toi.
Keith : Tu n’aurais pas eu à le supporter sans moi.
Veronica semble contrariée. Keith s’avance vers elle et l’embrasse sur le front, puis il s’en va.
Neptune High. Casey marche au milieu du parking. Veronica le rejoint.
Veronica : Salut, étranger.
Casey : Qu’est-ce qui t’arrives Veronica ?
Veronica : Une sorte de question délicate. Tu te rappelles la fête de fin d’année de Shelly ? Je sais que c’était il y a un moment.
Casey : Pas vraiment. Ecoute je dois aller faire deux trois trucs avant les cours. On se voit plus tard, ok.
Casey s’éloigne d’elle et accélère le pas.
Veronica : Ah, au fait, je me demandais juste comment tu vas, tu sais, sans ta grand-mère. Casey se retourne et revient vers elle.
Casey : Je vais mieux. J’ai revu mes priorités. Je ne gaspille l’argent de ma famille pour des étrangers avec qui je mange mal et j’écoute de la mauvaise musique folk. Quelle était la question délicate ?
Veronica : Est-ce que je t’ai draguée à la fête de Shelly ?
Casey (réfléchissant) : Non
Veronica : Est-ce que la fête a mal tourné ?
Casey : (souriant) Oh, oui.
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Dick danse sur la chanson des Saucy Monky. Veronica, chancelante, trébuche dur Dick. Celui-ci l’attrape.
Dick : (chantant) “I don’t want anybody else. When I think about you, I touch myself.” (Je ne veux personne d’autre, quand je pense à toi, je me caresse).
Dick attrape les mains de Veronica et les amène sur son torse. Après cela il la pousse sur la canapé. Veronica essaie de se relever, elle pose la main sur les cheveux de Dick pour s’appuyer.
Dick : Tu aimes bien tirer les cheveux. C’est chouette, hein.
Dick l’embrasse. Madison les regarde, horrifiée. Dick l’aperçoit et interrompt son baiser. Il la pousse sur Casey.
Dick : Pourquoi n’irais-tu pas voir Tonton Casey ?
Casey : Oh, non merci. Je les préfère quand elles arrivent à tenir debout toutes seules.
Casey la repousse et essaie de la faire tenir debout. Fin du flashback.
Veronica : Bon, j’ai plus qu’à aller boire de l’eau de javel maintenant.
Casey : Tu sais, juste comme ça, si tu ne te rappelles pas beaucoup de cette fête, peut-être que tu devrais pas chercher à approfondir.
Veronica : Dois-je considérer cela comme une façon de dire que tu as vu quelque chose d’autre ?
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Dick fait boire un shot à Veronica. En fond sonore on entend « I like that » de Houston et Chingy and Nate Dogg.
Veronica: Je dois rentrer à la maison.
Dick : Tu es à la maison.
Sean : Regarde, il y a ta piscine, ton bain chaud, et ta grande maison.
Veronica est une fois de plus sur le canapé. Dick est allongé à côté d’elle. Beaver et Sean sont derrière elle et Shelly est assise en face d’elle.
Sean : Et ça c’est une étudiante étrangère très sexy qui vit avec ta famille. Maintenant (prenant un autre shot derrière elle) Je sais que tu as un œil sur elle, et c’est tout à fait naturel.
Shelly s’avance pour embrasser Veronica.
Casey (hors écran) : Certains des gars avaient pensé que ce serait cool que tu sortes avec Shelly.
Fin du flashback.
Veronica : Ils me faisaient boire des shots ?
Casey : Je suppose qu’ils avaient peur que tu dessaoules.
Casey s’en va. Veronica prend une grande inspiration.
Veronica est devant son casier. Elle est en train de poser tout ce qu’il contient par terre et de le nettoyer. Wallace passe à côté d’elle en jette un regard sur la pile d’affaires par terre. Il tourne ensuite la tête vers son propre casier. Veronica regarde sa main, elle tient un tissus vraiment très sale. Elle le montre à Wallace avec une mimique de dégoût.
Veronica : Urk. C’est pour ça que je garde mon talkie-walkie dans ma voiture. C’est sale.
Wallace : Vraiment ? C’est sale ? En fait, j’ai rarement besoin de mon talkie-walkie au lycée, mais bon, c’est moi.
Veronica : Wallace, je suis vraiment désolée de t’avoir fait mettre un micro chez les logiciels Kane. Je pensais vraiment que personne n’allait le trouver, et si j’avais su que ta mère allait avoir des ennuis…
Wallace : Arrête. Je suis pas stupide. Je savais que j’étais pas juste en train de livrer une plante. J’aurai pu dire non.
Wallace ouvre son casier, il semble avoir quelque chose en tête qui le contrarie.
Wallace : Tu sais, je fais tout ça pour toi sans jamais te demander pourquoi.
Veronica : Je sais.
Wallace : Tu sais pourquoi ? Parce que je sais que tu ne me le dirais pas.
Veronica : Je ferais la même chose pour toi.
Wallace : Logan Echolls a utilisé une autorisation d’absence que j’ai prise pour toi.
Veronica : T’as recompté les autorisations d’absences ?
Wallace : Je te rends service à toi. Pour mes amis je suis prêt à prendre des risques. Ce mec ne connaît même pas mon nom. Alors est-ce que tu peux me dire pourquoi je l’aide ?
Veronica : Tu ne l’aides pas.
Wallace : Tu es sûre de ça ?
Veronica : J’avais besoin de lui pour quelque chose à propos de l’enquête sur sa mère. Je, ce n’était que pour régler les derniers détails. C’est tout.
Wallace sait qu’elle ment.
Wallace : Merci, maintenant que j’ai tous les détails, je me sens moins idiot. Il ferme son casier en le claquant et s’éloigne.
Veronica le regarde s’en aller. Elle semble se sentir coupable.
Dans une salle de classe. Sean est assis à l’envers sur une chaise (les jambes du côté du dossier). On le voit de dos. Un autre étudiant est debout face à lui et lui parle. Veronica entre rapidement, attrape une chaise au passage et la retourne de façon à s’asseoir face à Sean de la même façon que lui. En même temps, l’autre étudiant s’éloigne. Elle s’assoit sur la chaise, les jambes de chaque côté du dossier et les bras croisés posés sur celui-ci, nez-à-nez avec Sean.
Sean : Quoi ?
Veronica : Je suis juste en train de penser à toutes les manières dont je peux te détruire.
Sean : Et bien, tu es assise là en train de grimacer, et c’est déjà une torture.
Veronica : Donc, Shelly et moi pensions nous retrouver tout à l’heure pour une petite partie entre filles, tu veux venir avec nous ?
Sean est mal à l’aise.
Veronica : Wouah, tu sais, quand tu as la trouille, t’as un léger tic juste en dessous de l’œil.
Sean : Je ne vois absolument pas de quoi tu parles.
Veronica : Je suis sûre que tu vois très bien… A moins que tu ne tiennes à ce que je dise à l’un de mes policiers préférés que c’est toi qui avait du GHB le soir de la fête de Shelly. Je sais que tu m’as fait boire.
Sean : Ecoute, je ne t’ai pas fais boire, c’était Dick. C’est à lui que tu devrais parler.
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Dick porte Veronica dans une chambre. Il l’allonge sur le lit. Sean et Beaver sont derrières lui.
Dick : Dum-dum-de-dum. (musique de mariage)
Beaver : Dick ?
Dick : Quoi ?
Dick s’assoit à côté de Veronica inconsciente.
Beaver : Tu vas la blesser ou quelque chose comme ça mec.
Dick : Oh, je vais la blesser. Tu sais quoi, elle ne le remarquerait même pas.
Beaver : Ce…C’est… C’est pas très drôle.
Dick : Quel est le problème ?
Beaver : Tu… tu es sérieux ? Je veux dire, tu es en train d’essayer de me faire faire un truc stupide pour que tu puisses te foutre de moi.
Dick : Elle est vraiment très sexy. Quand elle est calme. Un cul magnifique. Prête et consentante.
Dick tapote le lit. Beaver tourne la tête vers le matelas.
Beaver : Elle n’est pas consentante Dick, elle est inconsciente. Dick se lève alors que Beaver s’assoit sur le lit.
Dick : C’est le mieux pour toi, frangin. T’es pas vraiment au top avec les filles sobres.
Beaver : Allez-vous en, d’accord, ça va aller.
Dick : Très bien mec.
Dick tape Beaver amicalement à la tête. Il sort quelques préservatifs.
Dick : Prend tes précautions. On sait pas où elle a trainé.
Dick jette les préservatifs sur le lit. Beaver les attrape alors que Dick et Sean quittent la pièce. Fin du flashback.
Sean : C’est avec Dick et Beaver que tu as des problèmes, pas avec moi. Ils ont été horribles avec toi.
Veronica : Oui, je suis vraiment désolée que tu ai eu à être témoin de cela. Ca a du être très dur pour toi.
La nouvelle planche de surf de Dick est posée juste devant la roue avant de la LeBaron de Veronica. Le moteur tourne, Veronica est au volant. Dick approche.
Veronica : Salut Dick, comment ça va ?
Dick : (en colère) Bon sang Veronica, qu’est-ce que tu fais ?
Veronica : J’essaie d’attirer ton attention.
Dick fait mine de s’approcher de sa planche pour la récupérer. Veronica l’arrête en faisant gronder le moteur. Il voit que la planche est juste sous les roues.
Veronica : J’ai quelques questions à te poser.
Dick : T’es complètement cinglée, tu le sais ça ?
Veronica : Tu crois que m’insulter en ce moment c’est le bon plan ?
Dick (levant les mains en signe de résignation et jetant un coup d’œil à sa planche) : Qu’est-ce que tu veux ?
Veronica : Des réponses. Rapidement. Est-ce que tu m’as donnée du GHB le soir de la fête de Shelly ?
Dick : Quoi ? Non ! C’est même pas moi qui en avait.
Veronica fait gronder le moteur de sa voiture encore une fois.
Dick : Ok, j’en ai eu un peu, mais je ne te l’ai pas donné. Je le jure sur ma vie.
Veronica : Tu sais, quand tu dis ça, ça me fais espérer que tu mentes. Je sais que tu m’as emmenée dans la chambre d’invité avec Beaver.
Dick : Disons plutôt que je t’ai trouvée dans la chambre d’invité.
Flashback à la fête de Shelly Pomroy. Veronica s’approche de Beaver en marchant à quatre pates sur le lit. Beaver est assis tout au bord du lit.
Veronica : Beaver, t’en vas pas. T’as dit que t’allais rester avec moi ici.
Dick s’arrête alors qu’il marche devant la porte ouverte de la chambre.
Beaver : Ouais, ça va, je suis là, je reste Veronica, je suis là.
Veronica : Et, pourquoi tu ne reviens pas par ici ? Il est terriblement grand ce lit.
Veronica, allongée sur le lit, tend ses mains vers Beaver et l’attire vers elle. Elle lui fait signe de s’approcher avec son index. Fin du flashback.
Veronica : Tu te fous de moi ? Il s’est passé quoi en réalité ?
Dick : Attend, je te dis juste ce que j’ai vu. Je ne t’ai pas droguée Veronica. C’est pas ma faute si t’étais bourrée et en chaleur.
Après un regard assassin vers Dick, Veronica prend son volant à deux mains et avance. La planche est réduite en miettes. Dick est hors de lui.
Beaver referme son casier ; Veronica est appuyée sur celui d’à côté.
Veronica : Beaver. T’as pas l’air content de me voir.
Beaver : Comment ça va Veronica ?
Veronica : Vraiment bien ! Je viens juste de me rendre compte que le rêve que j’ai fait de me retrouver enfermée avec toi seule dans une chambre était bien réel. Des détails à me fournir, chéri ?
Beaver : Rien ne s’est passé.
Beaver essaie de s’éloigner, mais Veronica l’arrête.
Veronica : En vérité, quelque chose est arrivé, et j’ai du mal à me souvenir des détails, mais bien sûr, je me rappelle très bien du lendemain matin.
Beaver : Ecoute, je te jure devant Dieu que je ne t’ai pas touché Veronica. Ok, je veux dire, Dick était… il voulait que je le fasse et il y avait… il y avait cette fille… cette… cette étudiante, elle s’appelle Cindy et elle est gentille, elle est facile tu sais, et elle et moi, on était… on était censés… je sais pas, Dick avait prévu un tuc et ensuite, ensuite elle est s’est mise à draguer Logan et elle est vite partie avec lui.
Veronica semble à la fois soulagée et perturbée par cela.
Veronica : Ouais, être toi ça craint. Et ?
Beaver : Et là Dick m’a emmené à la chambre d’ami avec toi. Je voulais juste qu’il me laisse seul.
Flashback à la fête de Shelly Pomroy. Veronica est allongée, inconsciente sur le lit. Beaver est assis à côté de sa tête, Dick à côté de ses jambes. Sean est debout et regarde. La main de Dick est posée sur la jambe de Veronica, il soulève sa robe.
Dick : Tu veux peut-être que je t’aide à commencer ?
Sean : Je peux te faire un dessin si tu veux.
Beaver : Ca va.
Beaver pose sa main sur celle de Dick, l’empêchant de continuer.
Beaver : Allez vous-en d’accord, ça va aller.
Dick : Très bien mec.
Dick se relève et frappe amicalement Beaver à la tête en s’éloignant du lit.
Beaver : Ouais.
Sean : Prend tes précautions.
Sean prend des préservatifs et les jette sur le lit.
Sean : On sait pas où elle a trainé.
Dick et Sean s’en vont. Beaver remet la robe de Veronica en place.
Beaver : Veronica, est-ce que ça va ?
Beaver la regarde un instant, puis il met sa main devant sa bouche et sort en courant, il vomit à côté de Carrie Bishop et d’une autre fille. Fin du flashback.
Beaver : Ca devait être mon grand soir. Je ne sais pas, je devais perdre ma virginité, et à la place de ça, j’ai dégueulé sur les chaussures de Carrie Bishop. Rien ne s’est passé. Vraiment, je te jure que la dernière fois que je t’ai vue, t’étais inconsciente sur ce lit.
Veronica : Bien. Merci de m’avoir laissée là.
Veronica le frappe fort dans le bras.
Mars Investigation. Veronica a vidé son bureau, tout est posé par terre. Elle nettoie un tiroir.
Veronica, voix-off : Ce grand rituel de nettoyage est parfait pour une raison. Pendant quelques instants, on contrôle tout, et tout est à la place où il doit être, du moins en apparence.
Keith l’observe en silence un instant.
Keith : Tu as quelque chose en particulier contre les acariens ?
Veronica : Ils sont dégoutants, ils se glissent partout, il faut les détruire.
Keith : Est-ce que j’ai quelques messages, ou est-ce que tu les as fait bouillir ?Veronica : Juste un fax. (Elle lui tend le fax) Apparemment ce paquet que tu attendais est à Vegas. Est-ce que c’est un tigre blanc du Bengale ?
Keith : Non, c’est cet avocat des spectacles que je cherche depuis un an. Mon contact a Vegas l’a vu. Je vais devoir partir le plus tôt possible. Tu pourrais peut-être aller chez une amie
Veronica : (debout face à lui) Et manquer une occasion d’avoir l’appartement pour moi toute seule, de pouvoir boire de l’alcool en regardant des films X ? Non, attend, je suis une fille. Je vais faire mes devoirs, fermer toutes les portes à clef me brosser les dents, me passer du fil dentaire et puis plonger dans mon lit sous la protection dun pit-bull. (Elle l’embrasse sur la joue) Tu n’as pas à t’inquiéter pour moi.
Keith n’a pas l’air convaincu.
Maison des Echolls, Logan entre chez lui. Aaron est en train de cuisiner.
Aaron : (avec un accent français) Ah ! Je fais spécialement pour toi ce soir ce qui sera à partir de maintenant connu sous le nom de « délicieux soufflés aux crabes d’Aaron ». Ah !ah !
Logan : Je suis sûr que je vais beaucoup les apprécier. Juste avant que mon œsophage ne se resserre, que je ne puisse plus respirer et que j’expire doucement à cause d’un beignet mortel.
Aaron s’interrompt un instant, il semble ne pas comprendre.
Logan : Peut-être que mes derniers mots seront « très bon crabe, Papa » (Aaron semble toujours ne pas comprendre) Je suis allergique aux fruits de mer.
Aaron : Bien sûr. J’ai oublié.
Logan : Tu n’as pas oublié, tu ne l’as jamais su.
Aaron : Bien sûr que si, j’ai, j’ai juste confondu avec Trina, c’est tout.
Logan : Je suis allergique aux fruits de mer. Trina est allergique au travail.
Aaron : Tu sais, je ne sais pas pourquoi tu t’es mis en tête que je ne connais rien de toi. J’ai une grande nouvelle pour toi : je suis ton père. Je t’ai élevé. Je te connais parfaitement bien.
Logan : Très bien, première manche de « à quel point connaissez-vous votre fils ? » Quel est le jour de mon anniversaire ?
Aaron semble pris de court, il essaie de deviner.
Aaron : Février.
Logan : Waouh ! Bravo, tu as une voyelle de correcte.
Déçu malgré le fait qu’il s’attendait à cette erreur, Logan s’en va. Aaron, en colère, le suit l’attrape par le bras et le force à se retourner vers lui.
Aaron : Tu sais, j’ai été plutôt tolérant avec toi et tes remarques de petit malin, mais tu pousses un peu trop.
Logan regarde la main d’Aaron qui le tient toujours fermement au bras. Celui-ci relâche son étreinte et pose sa main sur l’épaule de son fils.
Aaron : Ecoute, est-ce que ça ne compte pas pour toi que j’essaie ? Est-ce que a fait la moindre différence ?
Logan : Ouais, tu gagnes des points. T’as presque gagné l’aspirateur.
Aaron : Je suis dévoué à ma famille, Logan. Je te suis dévoué. Tu t’en rendras compte.
Logan : Ouais, mais t’as peu de temps, parce que dès que j’aurais dix-huit ans, peu importe la date, j’hérite de ce que Maman m’a laissé et « bon voyage » (en français dans le texte)
Logan s’en va, laissant Aaron pensif.
Dans un café, Veronica est assise à un comptoir derrière lequel Carrie sert. Elle s’avance vers elle.
Carrie : Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
Veronica : Je voudrais un chocolat chaud, une crème brûlée et quelques réponses, si tu peux me consacrer deux minutes.
Carrie : Je suis un peu prise là.
Veronica : Je vais faire vite. Tu te souviens de la fête de Shelly l’an dernier.
Carrie : Ouais.
Veronica : Moi pas. Enfin, du moins entre ma perte de conscience dans le jardin et mon réveil le lendemain matin dans la chambre d’amis. Tu m’as sûrement vue.
Carrie : Je t’ai vue.
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Veronica est dans la chambre d’amis sur le lit. Quelqu’un se trouve au dessus d’elle. Elle lui enlève son débardeur et il cherche sous sa robe et lui enlève sa petite culotte. Carrie passe devant la porte ouverte.
Carrie : Oh mon Dieu ! Fermer la porte la prochaine fois !
Elle ferme la porte tandis qu’ils continuent de faire l’amour. Fin du flashback.
Veronica a l’air choquée.
Devant la porte de chez les Kane. Veronica, visiblement bouleversée, sonne à la porte. Duncan, toujours barbu, vient lui ouvrir.
Veronica (la voix tremblante) : Salut. Carrie Bishop m’a dit que nous étions ensemble au lit tous les deux à la fête de Shelly Pomroy l’an dernier. Des détails à me donner.
Duncan semble pris de court.
Duncan : Quoi ? De quoi tu parles ?
Veronica : Je veux savoir ce qui c’est passé.
Duncan : Est-ce que tu sais combien j’étais bourré à la fête de Shelly ? Je ne m’en rappelle presque pas. Toute la soirée est comme floue.
Veronica : C’est une sorte d’habitude chez toi, hein ? Carrie m’a dit qu’elle était entrée dans la chambre d’amis et que tu étais nu au dessus de moi.
Duncan : J’y crois pas...
Veronica : C’est toi qui m’a violée !
Duncan : (ironique) Je t’ai violée !
Veronica commence à pleurer.
Duncan : Donc, si maintenant je suis un meurtrier et un violeur. Veronica respire difficilement.
Duncan sort sur le perron et se place face à elle.
Duncan : Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi est-ce que tu agis comme ça ? Pourquoi est-ce que tu fais comme si tu n’y étais pas ?
Veronica : (très surprise) : Quoi ?
Duncan : Tu étais là aussi, tu sais. Je… je pensais qu’on avait passé un accord tacite, qu’on en parlerait jamais, et maintenant je t’ai violée !
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Duncan entre dans la chambre d’amis, un peu au hasard. Il voit Veronica. Il se laisse tomber sur le lit et s’assoit à côté d’elle. Il lui caresse le visage. Elle se réveille.
Veronica : Hmm, tu es là.
Elle s’assied en souriant.
Duncan (doucement) : Hey, bébé.
Veronica : Tu me manques.
Veronica passe ses bras autour de son cou et ils retombent tous les deux sur le lit. Fin du flashback.
Duncan : Tu ne t’en rappelles pas. C’est désagréable, n’est-ce pas.
Veronica : (semble perdue) Mais alors, pourquoi est-ce que tu m’as laissé comme ça ? Si c’était si tendre, si plein d’amour, pourquoi est-ce que je me suis réveillée toute seule en train de chercher mes sous-vêtements ?
Duncan : Parce qu’il fallait que je parte.
Veronica : Il fallait !
Duncan : Oui, je me suis réveillé, je… je t’ai vu, et je me suis rendu compte de ce que j’avais fait…
Flashback, fête de Shelly Pomroy. C’est le lendemain matin, Veronica est endormie dans le lit. Duncan se réveille à côté d’elle. Il quitte le lit en silence.
Veronica (hors écran) : Qu’est-ce que t’as fait ? Qu’est-ce que t’as fait de mal ?Duncan (hors écran) : J’ai couché avec toi !
Veronica (hors écran) : Mais j’étais consentante non ?
Duncan (hors écran) : Oui.
Fin du flashback.
Veronica : Alors pourquoi c’est si mal ?
Duncan : (criant) Parce que tu es ma sœur ! Et que je le savais ! Même après que ma mère me l’ai dit, j’ai essayé de juste te rayer de ma vie. Je t’aimais ! J’ai essayé d’arrêter de t’aimer, j’ai essayé, mais je n’ai pas réussit !
Veronica sanglote sans pouvoir se contrôler. Elle regarde autour d’elle et voit Celeste qui s’approche en les regardant. Veronica tourne les yeux vers Duncan, se retourne et part en courant. Duncan tombe à genoux.
Veronica est assise dans sa voiture devant chez Wallace. Elle est toujours bouleversée, mais ne pleure plus et ne bouge pas. Wallace sort, il court vers la voiture et pose ses bras sur la portière, côté passager.
Wallace : J’ai failli dire appeler la police pour dire que tu me traquais.
Pendant qu’il parle, elle commencer à craquer. Wallace semble très touché.
Un peu plus tard, Wallace et Veronica sont assis côte à côte sur le lit de Wallace.
Veronica : C’est pas un « je te l’avais dit », mais tu comprends mieux pourquoi je garde ces choses pour moi. Je crois que je peux rentrer maintenant.
Wallace : Peut-être que tu devrais rester.
Veronica : Non, ça va mieux. Et toi tu te sens mal.
Wallace : Non, t’occupes pas de moi. Je me dis juste que j’aurais pu faire quelque chose. Ou dire quelque chose.
Veronica : T’as pas à dire quoi que ce soit. C’est ce qu’il y a de bien.
Veronica prend son ordinateur portable dans son sac et l’ouvre.
Veronica : Tu dis aussi que je t’explique jamais reine quand je te demande de m’aider ?
Wallace : Ouais, mais t’as pas besoin de t’inquiéter de ça maintenant.
Veronica : Je ne m’inquiète pas. Là dedans il y a tout ce qu’il y a à savoir.
Veronica pose l’ordinateur sur les genoux de Wallace. Il est ouvert dans son dossier « Enquête sur le meurtre de Lilly Kane ». On voit quatre dossier sur l’écran : Scène du crime ; Comptes rendus des interrogatoire ; Suspects et Chronologie. Wallace la regarde et sourit.
Un peu plus tard, Veronica quitte la chambre de Wallace. Elle s’arrête devant la porte de la cuisine. Alicia est en train de préparer un sandwich
Veronica : Ne me dites pas que Wallace vous demande toujours d’enlever la croute ?
Alicia : Comment vas-tu, Veronica ?
Veronica : Désolée. J’espère que vous n’allez pas tenir mon père responsable de ma stupidité. C’est l’homme le plus merveilleux au monde, vous vous en êtes rendu compte ? Vous allez vraiment bien ensemble.
Alicia : Je sais.
Veronica : vous le rendez tellement heureux.
Alicia : J’ai peur de ne pas l’avoir rendu très heureux juste avant qu’il ne parte pour Vegas. Je crois que j’ai peut-être détruit quelque chose.
Veronica : Croyez-moi, je sais ce qu’il ressent pour vous. Il reviendra.
Vue de Vegas. Un téléphone sonne et une femme répond.
Téléphone : Bonjour, à qui suis-je en train de parler ?
Keith répond depuis sa chambre d’hôtel.
Keith : Bonjour. Est-ce que c’est Cheyenne ?
Cheyenne : Puisque tu le sais, bébé.
Keith a un magazine ouvert sur le genoux où l’on voit une annonce pour une escort girl indépendante : Cheyenne.
Keith : Je voudrais prendre, hum, un rendez-vous.
Appartement des Mars. Veronica et Logan sont sur le canapé, face à face.
Veronica : Je suis vraiment désolée. Maintenant je sais que ce n’était pas toi. Je suis désolée de t’avoir accusé.
Logan : C’est pas grave. Tu vas bien ?
Veronica : Si, c’est grave, et je suis vraiment désolée.
Logan : Veronica, tout ce qui compte pour moi c’est toi. D’accord ? Est-ce que tu as trouvé quelque chose ?
Veronica : Oui.
Logan : Ok, est-ce que tu veux m’en parler ? Je, je veux dire, t’es pas obligée de me dire quoi que ce soit. Je suis juste là si t’as besoin de quelque chose. Veronica : J’ai été droguée, mais je n’ai pas été…
Logan : Oui.
Veronica : C’était avec Duncan.
Logan a l’air perturbé.
Veronica : Apparemment on a finit tous les deux dans la chambre d’amis, il était saoul, j’étais… mal en point…, je suppose que nos sentiments et la nature…
Logan (murmurant) : Je suis désolé.
Veronica : Je suis juste heureuse que tu sois là.
Las Vegas. Keith ouvre la porte de sa chambre d’hôtel à Cheyenne.
Cheyenne : Bien, bonjour toi.
Keith : Entrez, entrez s’il-vous-plait.
Elle entre d’un pas léger, et Keith referme la porte.
Keith : Puis-je vous offrir quelque chose à boire ? Vous avez faim, ou quoi que ce soit d’autre ?
Cheyenne : Je ne crois pas que m’inviter à dîner d’abord soit nécessaire. (elle s’assied sur le lit) Pourquoi ne venez-vous pas vous asseoir à côté de moi et essayez de vous détendre ?
Keith : Peut-être devrions-nous aller nous asseoir dehors sur le balcon.
Cheyenne : Vous serez toujours marié sur le balcon. (s’avançant vers lui et lui caressant le torse) Maintenant, je veux que vous me disiez exactement ce que vous voulez. Qu’est-ce que vous n’arrivez jamais à faire faire à votre petite femme. On commencera par là.
Il l’amène vers le lit et ils s’assoient.
Keith : En fait, je préfèrerai que l’on commence par parler un peu d’Abel Koontz.
Cheyenne semble contrariée.
Keith : Melle Collins, mon nom est Keith Mars. Je suis un détective privé de Californie. Ca fait un an que je vous cherche. Je sais que vous étiez avec Abel Koontz au moment où il était censé tuer Lilly Kane.
Cheyenne : Je ne sais pas de quoi vous parlez.
Keith : Je crois que si. Il existe des relevés téléphoniques, Cheyenne. Abel appelait le même numéro, à la même heure, toutes les semaines. C’était un rendez-vous fixe. J’y ai mis du temps, mais j’ai réussit, à partir de ce numéro, à remonter jusqu’à vous. Vous avez déménagé de Seattle à San Francisco à Aspen, je pense savoir pourquoi.
Cheyenne : J’ai du mettre toute ma vie dans des cartons pour m’éloigner de cela et il fallait que vous veniez me trouver !
Keith : La vie d’un innocent est en jeu.
Cheyenne : (debout) Il a avoué ! Peu importe la raison. Si je témoigne, je deviendrais la plus célèbre des professionnelles de la planète. J’ai un petit garçon de cinq ans qui pense que je suis hôtesse de l’air.
Keith : Une fille a été assassinée. Ne pensez-vous pas que celui qui l’a tuée devrait être derrière les barreaux.
Devant la porte d’entrée des Echolls. C’est la nuit, et la maison est dans l’obscurité. On voit Veronica et Logan approcher depuis l’intérieur de la maison, à travers le vitre de la porte.
Logan : Mon père se prend pour un gourmet. Joue le jeu. Ah, on dirait qu’il va nous faire un dîner aux chandelles ce soir.
Ils s’arrêtent un instant devant la porte.
Logan : Ok, spectacle.
Ils entrent en s’embrassant. Les lumières s’allument.
Aaron : (joyeusement) Surprise !
La pièce est entièrement décorée pour une fête. Elle est pleine de 9ers stupéfaits et silencieux. Logan et Veronica sont surpris et mal à l’aise. On entend tout autour de la salle un murmure de surprise et de désapprobation. Dick chuchote quelque chose à Beaver.
Beaver : (murmurant un peu fort) Wow !
Duncan est dans la pièce, appuyé contre une colonne, avec Meg. Lui et Veronica, toujours dans les bras de Logan, échangent un long regard. Aaron brise la glace en s’approchant du couple toujours figé.
Logan : Alors, la fête à trois mois de retard ou neuf mois d’avance ?
Aaron : J’ai des tas d’années à rattraper. C’est ma façon de commencer.
Logan : Très bonne idée.
Logan passe devant Veronica, face aux autres. Il tend sa main vers elle. Elle la prend. Duncan les regarde et Meg regarde Duncan. Logan et Veronica s’approchent des autres. Dick fait quelques pas vers Logan et lui chuchote à l’oreille.
Dick : Mec, qu’est-ce qui t’arrive ? S’il-te-plait, dis-moi que c’est une sorte de nouvelle émission de télé-réalité qui s’appelle « Ma Nana la Trainée ».
Veronica l’entend et baisse les yeux.
Logan : Au revoir Dick.
Dick : Quoi ?
Logan : Sort de chez moi. T’as un problème avec Veronica, tu te casses. En fait, t’as un problème avec Veronica, t’es comme mort pour moi, t’as qu’à t’évaporer, ou je sais pas, un truc comme ça. D’ailleurs, c’est une invitation générale. Si vous n’aimez pas ma petite amie (Duncan réagit, Veronica ouvre la bouche comme pour dire quelque chose et le regarde) vous n’avez qu’à vous dirigez vers le rectangle avec un bouton.
Meg (à Duncan) : Ca va ?
Duncan prend une grande inspiration, s’éloigne de la colonne et marche vers la porte. Logan essaie de lui parler.
Logan : Duncan, écoute, Duncan je voulais…
Duncan ne s’arrête pas et sort. Logan soupire profondément et s’appuie contre la porte d’entrée. Veronica s’avance dans la pièce et croise Madison qui porte deux verres.
Madison : Alors comme ça tu sors avec Logan maintenant ?
Veronica : Oui, Madison
Madison : Tu penses que son père va bien tôt faire un nouveau film ? Il est vraiment trop mignon pour être déjà un has-been. (offrant un verre à Veronica) Tu en veux un ? Ils ont dit que c’était sans sucre, mais je ne sais pas…
Veronica le prend précautionneusement, sourit et avance vers Meg, toujours debout à côté de la colonne. Meg s’avance vers elle pour l’avertir.
Meg : Ne bois pas ça, crois moi.
Veronica : Pourquoi ?
Meg : Je suis presque sûre que Madison t’as fait son coup du dentiste. C’est son truc. Elle fait ça à ceux qu’elle n’aime pas. Elle crache dans un cocktail et appelle ça le coup du dentiste, niveau mental 4ème…
Veronica attrape Madison par le bras.
Madison : Oh ! Qu’est-ce que tu fais !
Veronica : Est-ce que tu m’as fait le coup du dentiste le soir de la fête chez Shelly ?
Madison : Quoi ? Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.
Veronica : Est-ce que tu as craché dans ton verre avant de me le donner à la fête de Shelly ?
Madison : Comme si ma salive était la seule que tu avais goûté cette nuit-là.
Flashback, fête de Shelly Pomroy. Dick s’avance vers Madison un verre à la main. Il l’embrasse et lui tend le verre. Elle l’approche de ses lèvres et s’arrête.
Madison : C’est du soda normal ? Pourquoi est-ce que tu n’as pas tout simplement rempli le verre de gras ?
Elle pose verre, mais voit Veronica. Elle crache dans le verre et le tend sur le passage de Veronica, sans que celle-ci ne voit de qui vient le verre.Fin du flashback.
Veronica : Tu n’as pas idée de ce que tu m’as fait.
Madison : Oh mon Dieu ! Un peu de salive dans ton verre ! C’est une blessure que tu garderas toute ta vie !
Madison s’éloigne sans un mot d’excuse.
Dehors, Duncan marche doucement vers sa voiture. Il essaie d’ouvrir la portière du côté conducteur, mais la voiture est fermée à clef. Il cherche ses clefs mais ne les trouvent pas. Il essaie encore d’ouvrir la porte, de plus en plus troublé, et il commence à la frapper à coup de poings et de pieds. Il attrape une pelle qui se trouvait dans une brouette derrière lui et brise la fenêtre en criant. Il continue de frapper la porte avec la pelle. Meg arrive en courant vers lui.
Meg : Duncan ! Duncan ! Qu’est-ce que tu fais ? Arrête-toi !
Duncan ne lui prête pas attention et continue de marteler la porte avec la pelle.
Meg : C’est à cause de Veronica ? Tu l’aimes toujours ? Réponds-moi !
Duncan ne l’entend toujours pas. Il lâche la pelle et continue à donner des coups de pieds dans la porte.
A l’intérieur, Aaron raccompagne un couple qui quitte la fête.
Aaron : Merci d’être venus. J’espère que vous avez mangé quelque chose.
Derrière lui, Veronica se tient debout, seule, les mains sur le visage. Logan s’avance vers elle et lui prends les mains. Ils sortent par derrière, main dans la main. Ils se dirigent vers la maison à côté de la piscine. Logan descend d’une marche et se retourne pour attraper Veronica et la faire descendre à son tour. Logan fait un petit saut alors qu’ils marchent côte à côte. Ils entrent dans une pièce de la maison à côté de la piscine qu’on ne connaît pas, sûrement une chambre d’amis. La pièce est sombre. Les rideaux de la porte vitrée représentent Aaron Echolls.
Logan : Pourquoi est-ce que ça ne peut pas être juste aussi simple que ça ? (il embrassa Veronica) Pourquoi faut-il qu’il y ai toutes ces autres personnes sur terre ?
Logan l’embrasse à nouveau et l’emmène doucement vers le lit.
Veronica : Qu’est-ce que tu fais ?
Logan s’assoit sur le lit et l’entraîne avec lui.
Logan : Tu es trop petite.
Elle s’avance pour s’asseoir sur ses cuisses, face à lui.
Logan : Je fais juste une remise à niveau.
Ils s’embrassent et Logan fait glisser la veste de Veronica de ses épaules.
Veronica : C’est ici que tu emmènes toutes tes conquêtes ?
Logan rit et se laisse tomber sur le lit.
Logan : Non, seulement les petites.
Veronica s’allonge sur lui et continue à l’embrasser. Après un moment, Logan lui demande de s’arrêter…
Logan : Hey, il faut que je te dise quelque chose.
Veronica ne semble pas intéressée et continue de l’embrasser.
Veronica : Désolée, on est pas à confesse, ça fait plus partie du programme. On est là pour s’embrasser.
Logan : Veronica, stop, s’il te plait, écoute-moi.
Elle s’arrête et le regarde.
Logan : Je… je dois te dire quelque chose à propos de la fête de Shelly.
Flashback, fête de Shelly Pomroy. En fond sonore on entend « Kingdom of Cheminals » de Sean Dailey. Logan saupoudre Veronica de sel et place dans sa bouche un morceau de citron pour qu’un autre garçon en profite.
Logan (riant) : Allez, va le chercher !
L’autre garçon : J’arrive ma belle.
Logan acclame l’autre garçon alors que celui-ci prend son temps pour enlever le citron de la bouche de Veronica. Fin du flashback.
Veronica : Je sais pour le citron. Je préfère y penser comme à quelque chose d’irréel.
Logan : Ce n’est pas tout.
Flashback, suite immédiate. Duncan arrive et pousse le garçon qui était sur Veronica.
Duncan : Mais bon sang qu’est-ce que vous faites ! Elle n’arrive presque plus à tenir assise, bande de monstres !
Logan : Hey, mec, tu peux pas être à la fois le chevalier servant et le martyr. Faut choisir.
Duncan : Laisse la tranquille.
Logan ouvre une capsule de GHB et la verse dans un verre. Il s’avance vers Duncan et Veronica qui ne tient plus debout.
Logan : (d’un air désolé) Hey, je suis désolé mec. Tu sais, tu, tu as complètement raison. C’est pas une manière de s’amuser, hein ?
Il tend à Duncan le verre avec le GHB.
Logan : Tchin !
Duncan regarde Logan puis le verre pendant un instant puis sourit et l’accepte. Logan s’éloigne. Fin du flashback.
Logan est allongé sur le lit sur le dos, en appuie sur ses coudes. Veronica est toujours assise à califourchon sur ses cuisses.
Logan : Je voulais juste que Duncan s’amuse un peu. Tu sais, il souris rarement depuis que Lilly…
Veronica : Tu ne savais pas ce qui allait arriver.
Logan : Je suis responsable de ce qui t’es arrivé. Et je ne supporte pas l’idée de t’avoir blessée à ce point. Je ne supporte pas l’idée de t’avoir blessée alors que tout ce que je veux, c’est te protéger.
Veronica lui répond en l’embrassant, t l’obligeant ainsi à s’allonger de nouveau. Après quelques instants ainsi, Logan la repousse doucement et tendrement.
Logan : Je veux que tu me fasses confiance.
Veronica : (doucement) Je te fais confiance.
Ils s’embrassent encore.
Logan : Ok, je sais pas toi, mais moi j’ai besoin de boire quelque chose maintenant.
Veronica : Hum.
Veronica se laisse glisser à côté de lui, sur le lit. Logan l’embrasse rapidement et sort du lit. Il attrape un petit tournevis dans un tiroir et commence à dévisser une petite bouche d’aération du mur. Veronica reconnaît quelque chose.
Veronica : Lilly t’as appris ça.
Logan : Non, Lilly l’a appris de moi.
Il enlève le cache et attrape quelque chose derrière.
Logan : C’est quand même hallucinant d’avoir besoin d’une clef pour boire de l’alcool., non ?
Veronica sourit. Logan utilise la clef, mais elle se casse dans la serrure.
Logan : Wouah, bien joué, hum ?
Veronica hoche la tête. Logan fait le tour du lit et tend ses mains vers elle. A genoux sur le lit, elle s’approche de lui et ils s’embrassent.
Logan : Je reviens vite. Deux minutes, d’accord ?
Veronica : Hmm-hm.
Logan : Ok.
Il la repousse sur les oreillers avec un autre baiser. Elle le repousse en s’amusant et il sort. Veronica est allongée sur le dos sur les oreillers. Elle observe le ventilateur du plafond. Elle remarque qu’il est relié à une armoire par une ligne de courant qui traverse le plafond. Elle regarde le ventilateur avec plus d’attention, et elle remarque un trou. Elle va ouvrir l’armoire et elle découvre du matériel d’enregistrement ainsi que deux écrans offrant deux vues différentes du lit. Elle retourne ensuite sur le lit pour vérifier ce que montre l’écran, elle s’y voit. Elle semble horrifiée.
Devant chez Logan, Veronica rejoint en courant Weevil qui l’attend.
Weevil : Ca va ?
Veronica : Merci d’être venu me chercher.
Il lui donne un casque et elle monte à l’arrière de sa moto.
Devant l’appartement des Mars, Veronica entre.
Veronica : Papa, je suis là…
Veronica est stupéfaite, Lianne est assise à côté de Keith.
Lianne : Moi aussi, chérie, moi aussi.
Fin









